Stéphane Glas
Stéphane Glas, l'entraîneur des lignes arrières de Montpellier | Max Berrullier

Stéphane Glas: "Toulon, on connaît"

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Stéphane Glas, l'entraîneur adjoint de Fabien Galthié à Montpellier, se méfie du Rugby Club Toulonnais, premier adversaire des Languedociens en H Cup. L'ancien joueur du Stade Français espère que Montpellier compensera son manque d'expérience par une envie de tous les instants.

Comment jugez-vous le début de saison de Montpellier ?
Stéphane Glas: "On savait dès le départ que l'absence des Argentins pouvait nous faire mal. On a fait le dos rond et on le fait encore. C'est la deuxième fois consécutive que le club participe à cette H Cup. On va jouer sans pression. Il faut prendre du plaisir, jouer relâcher. Après, on verra".

Comment on compense le manque d'expérience ?
SG: "Par l'envie. On a une équipe très jeune qui a beaucoup envie, envie d'apprendre. Après, l'expérience… Quand elle n'est pas là, elle n'est pas là. C'est parfois difficile de combler ce déficit. Nous, les entraîneurs, on l'a. Mais une fois que le coup d'envoi est donné, je ne vais pas dire qu'on ne sert à rien mais les dés sont déjà jetés".

Rejouer Toulon, c'est positif ou négatif ?
SG: "Je ne sais pas. On les connaît. Même si on n'avait pas joué contre eux, c'est une équipe qu'on suit parce qu'ils font partie du même championnat. Avoir Toulon dans la poule, c'est une difficulté en plus, il ne faut pas se le cacher. C'est l'équipe en forme. Mais de les avoir joué une fois, même si on a perdu, ça nous permet d'en savoir un petit peu plus".

Mais affronter un club français en Coupe d'Europe, est-ce vraiment stimulant ?
SG: "C'est embêtant mais ça arrive. Quand j'étais joueur, ça m'est arrivé de jouer des équipes françaises en Coupe d'Europe. Maintenant, même sans être avec un club français dans la poule, on peut se retrouver à jouer un club français en quarts ou en demi-finales. Ce sont des matches de H Cup donc à part. Ca n'aura rien à voir avec le Top 14. Qu'on joue Toulon, Sale ou Cardiff dans la poule, ça ne change finalement pas grand-chose. De toute façon, pour se qualifier, il faut gagner au moins un match à l'extérieur".

Est-ce qu'ils vous surprennent depuis le début de saison ?
SG: "Pas spécialement. Mais ils possèdent un effectif très costaud devant ou derrière. Dès qu'ils font des changements, ça ne déséquilibre pas l'équipe parce qu'ils ont des joueurs de qualité. Est-ce que ça durera ? Je ne sais pas parce que c'est difficile d'avoir ce rendement sur une saison. Sur 10 mois et demi, avec le Top 14 et la Coupe d'Europe, c'est long. Ils auront peut-être des coups de moins bien mais ils seront là".