Stade Français: la Facem se défend de toute escroquerie

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L'affaire du Stade Français n'est pas encore terminée. La Facem, fondation canadienne qui devait renflouer le Stade Français avant que celui-ci ne porte plainte à son encontre pour escroquerie, s'est défendue en se disant également "victime" des agissements d'un tiers, la société Radd international. Au final, cette mystérieuse impute à Bernard Laporte et Max Guazzini l'échec de la reprise du club initialement programmé. Mais Paris s'est trouvé un autre sauveur.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, la FACEM explique avoir fait appel à une société tierce, Radd international  LLC, pour fournir une garantie bancaire qu'elle ne pouvait elle-même fournir dans les délais qu'aurait, selon elle, exigé l'ancien entraîneur parisien et  ex-secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte "dans une urgence extrême et  omniprésente". "Il s'avère que les documents fournis par Radd International LLC étaient  bien des faux et les frais engagés par M. Laporte au travers de Facem et remis  à cette société pourraient constituer un délit d'escroquerie. Facem Corporation  et Monsieur Laporte sont bien deux victimes de cette société et de leurs  dirigeants", écrit la Facem.

La Facem retroune ainsi la faute à l'empressement du duo Laporte-Guazzini. "Monsieur Laporte a cru bon de porter plainte à l'encontre de Facem  Corporation. Peut-être en partenaire loyal aurait-il pu porter plainte avec  nous contre Radd International LLC, ce qui aurait évité à nos collaborateurs de  se faire arrêter à tort", poursuit la Facem, qui impute à la plainte déposée  par Bernard Laporte et par le président du Stade Français Max Guazzini son  incapacité à finaliser la reprise du club parisien. "Nous regrettons amèrement que l'enchaînement des faits, l'emballement  médiatique, le manque de loyauté de ses partenaires ait pu conduire Facem  Corporation à voir son image à ce point ternie", ajoute la Facem.

Le Stade Français et surtout Bernard Laporte, qui a versé une somme de 183 000 euros pour débloquer les fonds, se disent victime d'une "escroquerie" de la part de la Facem qui n'a pas fourni les 12 millions d'euros promis pour le renflouement du club. Le club parisien a depuis sauvé lundi sa place en Top 14 grâce à l'apport de nouveaux investisseurs conduits par Thomas Savare, directeur général d'Oberthur Technologies. L'affaire de la Facem va désormais alimenter les chronique judiciaires. Sans plus.

AFP