6 Nations : Le jour où... le XV de France a humilié le pays de Galles pour décrocher le Grand Chelem

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Auteur·e : Maxime Gil
Thomas Castaignède
Thomas Castaignède face aux Gallois en 1998. | PIERRE VERDY / AFP

Le XV de France se déplace ce samedi au pays de Galles pour la 3e journée du Tournoi des 6 Nations. Il y a 22 ans, les Bleus avaient marché sur le XV du Poireau pour s'offrir un deuxième Grand Chelem consécutif. Flashback.

Une démonstration. Un chef d’œuvre. Une partition parfaite. Il y a des jours comme ça où tout sourit. Certains disent que l’on provoque son destin. Ce dimanche 5 avril 1998, le XV de France a son destin en main. Et il va choisir sa destinée : décrocher un deuxième Grand Chelem d’affilée. Jamais, dans l’histoire, la France ne l’a réalisé. L’occasion est trop belle face à un pays de Galles qui ne joue même pas à domicile et qui va se faire ouvrir en deux.

Un sacre à Wembley 

Lieu du crime : stade Wembley, Londres. Le mythique Arms Park de Cardiff est en ruine (tombé pour laisser place au futur Millenium Stadium) et le XV du Poireau va être ruiné, à quelques kilomètres d’un Twickenham duquel il est reparti fessé quelques semaines auparavant (60-26 pour l’Angleterre). Les Bleus de Jean-Claude Skrela et Pierre Villepreux sont en position de force, vainqueurs de l’Angleterre et de l’Irlande à Paris et tombeurs de l’Ecosse à Édimbourg. Les Tricolores doivent finir le boulot, mis sous pression par des Anglais vainqueurs la veille contre le XV du Trèfle et qui peuvent encore prétendre à la victoire finale.

Le triomphe après le cauchemar du Parc

Que nenni. Les Califano, Ibanez, Pelous, Magne, Castaignède et autres Sadourny ne l’entendent pas de cette oreille. Surtout le dernier cité. En 12 minutes, l'arrière des Bleus plante un doublé (3e, 12e) et ouvre une voie royale pour les Bleus. Thomas Lièvremont (27e) et Stéphane Glas (36e) accentuent l’avance tricolore avant la pause, avec l’aide du pied de Christophe Lamaison : 0-29.

Les Gallois ne voient pas le jour, d’autant que Xavier Garbajosa assène un nouveau coup sur le Poireau (43e). L’ailier plante même la septième et dernière banderille (78e) quelques instants après celle de Fabien Galthié (76e) : 0-51. Sans appel. Le XV de France triomphe et conserve sa couronne. Impensable pourtant quelques mois auparavant, les Français ayant lourdement chuté contre l'Afrique du Sud en novembre 1997 pour leur dernière sortie au Parc des Princes (10-52). Le sacre n'en a été que meilleur.

Le XV de départ : Sadourny ; Bernat-Salles, Lamaison (Aué, 78e), Glas, Garbajosa ; (o) Castaignède (Aucagne, 68e), (m) Carbonneau (Galthié, 68e) ; Magne, T. Lièvremont (Benetton, 64e), M. Lièvremont ; Pelous, Brouzet (Cléda, 78e) ; Tournaire, Ibanez (Dal Maso, 78e), Califano (Soulette, 68e).

Maxime Gil gil_maxime_34