Tournoi des Six Nations : l'Ecosse, l'éternel talent sans couronne

Publié le , modifié le

Auteur·e : Thierry Tazé-Bernard
Stuart Hogg, l'arrière star de l'Ecosse, prostré après la défaite contre l'Irlande le 14 mars 2021
Stuart Hogg, l'arrière star de l'Ecosse, prostré après la défaite contre l'Irlande le 14 mars 2021. | STU FORSTER / POOL / AFP

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En s'inclinant à Murrayfield contre l'Irlande ce dimanche 14 mars, le XV du Chardon a crucifié ses derniers espoirs de remporter son premier Tournoi des Six Nations, depuis 1999. Pourtant, le talent et les performances de ces Ecossais plaident régulièrement en leur faveur. Sans résultat.

Connaissez-vous la date de la dernière victoire finale écossaise dans le Tournoi des Six Nations ? Eh bien, elle n'existe pas. Depuis que le Tournoi est passé à six, l'Ecosse, auteur de 3 Grands Chelems dans son histoire (le dernier en 1990), n'a plus jamais remporté l'épreuve. Pire encore, il n'y a jamais eu la moindre deuxième place à se mettre sous la dent. Signe du temps qui passe, cette sélection a remporté son dernier titre européen en 1999, date du dernier Tournoi des Cinq Nations.

Pourtant, ces dernières années, notamment depuis que Vern Cotter, l'ancien coach de Clermont, en est devenu le sélectionneur avant d'être remplacé par Gregor Townsend, les chances de cette équipe étaient revues à la hausse. L'an dernier, elle a été la seule à vaincre l'équipe de France. Et pour débuter le Tournoi 2021, les coéquipiers de Finn Russell sont allés décrocher une victoire (11-6) dans l'antre anglaise de Twickenham, pour la première fois depuis 1985. "Une telle rencontre va les faire tellement grandir", se réjouissait alors le sélectionneur. 

Du talent derrière, de la mobilité solide devant

Avec des lignes arrières de grand talent autour des deux stars Russell et Stuart Hogg (Sean Maitland, Duhan van der Merwe, Blair Kinghorn...), et un pack redevenu conquérant en s'appuyant notamment sur une troisième ligne mobile et solide à l'image de Hamish Watson, l'Ecosse s'était placée sur la route de l'espoir. Mais tout est tombé à l'eau la semaine suivante, dans leur stade de Murrayfield où le soutien populaire leur a sans doute manqué en ces temps de Covid-19, face à des Gallois vainqueurs d'un tout petit point (25-24). Un petit point, ce n'est rien, surtout en encaissant un essai à dix minutes du terme d'une rencontre disputée à 14 contre 15 durant près de 30 minutes. "Nous sommes amèrement déçus par ce match sur lequel nous avons eu longtemps le contrôle", constatait l'arrière Hogg. Mener (17-3) après la demi-heure de jeu, et encore (24-20) à la 66e minute, cela laisse bien des regrets face à un collectif qui jouera la semaine prochaine le Grand Chelem au Stade de France.

Les Ecossais auraient pu encore rêver de remporter le Tournoi, en cas de victoire française sur les Gallois le 20 mars prochain, et d'un succès sur les Bleus lors du match reporté pour cause de Covid (une victoire contre l'Italie semble des plus logiques dans l'intervalle). Mais il fallait, pour cela, s'imposer à domicile lors de la venue de l'Irlande, ce dimanche 14 mars. Défait par le pays de Galles et la France, le XV du Trèfle ne pouvait plus espérer la victoire. Mais avec un alignement en touche en perdition (six touches perdues sur huit lancers), avec un Russell hors du coup malgré un essai tout en réussite marqué, le XV du Chardon s'est encore incliné. Encore une fois, pas de beaucoup puisque seulement trois points ont séparé les deux équipes au coup de sifflet final (27-24). Encore une fois en toute fin de rencontre, sur une dernière pénalité victorieuse passée par Jonathan Sexton (77e).

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Encore une fois, il manque quelque chose à ce collectif pour revenir en haut de l'affiche. Pour la 22e année de suite, les supporters écossais verront une autre équipe être couronnée sur le toit de l'Europe. Une habitude devenue presqu'une tradition.