Tournoi des Six Nations : la France lamine l'Italie et démarre en fanfare l'édition 2021

Publié le , modifié le

Auteur·e : Thierry Tazé-Bernard
La joie des joueurs de l'équipe de France Gaêl Fickou, Matthieu Jalibert et Teddy Thomas à Rome le 6 février 2021
La joie des joueurs de l'équipe de France Gaêl Fickou, Matthieu Jalibert et Teddy Thomas à Rome le 6 février 2021 | Filippo MONTEFORTE / AFP

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Deuxième du Tournoi des 6 Nations 2020 et de la Coupe d'Automne des Nations, l'équipe de France a envoyé un sacré signal en humiliant l'Italie à Rome (50-10), en ouverture du Tournoi 2021. Une victoire qui confirme tout le potentiel des Bleus aux dépens de Transalpins au plus mal, qui enchaînent une 28e défaite de rang dans cette compétition. Ils n'ont plus gagné un match depuis 2015. Prochain match de la France, en Irlande.

Quel scénario attendait les Bleus pour ce Italie - France ? Celui comparable au match de novembre, dominé largement par les Français (36-5) ? Ou celui de février dernier, remporté avec difficulté (35-22) par les hommes de Fabien Galthié ? Ce duel de latins est généralement un casse-tête pour les bookmakers. À Rome plus encore, là où les Transalpins ont conquis leurs deux seules victoires en compétition officielle (Tournoi ou Coupe du monde) contre les Bleus, en 2011 et 2013. Ce n'est pas le pire des déplacements, ça n'est pas non plus un séjour en villégiature, malgré le soleil et les 20 degrés.

Le premier essai international de Cretin

Le faux-départ des hymnes (le responsable avait oublié de les lancer), une première pénalité concédée après deux minutes de jeu, une superbe percée de Juan Ignacio Brex repris à 15 m de l'en-but par le duo Villière-Dulin, pouvaient faire craindre des maux de tête pour les Français ce samedi. Il n'en a rien été. L'horizon est rapidement passé au bleu.

Un ballon volleyé par Dulin pour Thomas dont les crochets déstabilisaient la défense transalpine, avec Arthur Vincent au relais, et le jeu allait jusqu'à Gabin Villière arrêté à 5m de l'en-but adverse, avant que Dylan Cretin vienne aplatir en force entre les perches son premier essai international (7e, 7-0).

La pénalité de Matthieu Jalibert (11e, 10-0) amplifiait la tendance avant que les fautes ne s'accumulent côté français. En à peine plus de 20 minutes, la France avait déjà été sanctionnée à cinq reprises, permettant à Paolo Garbisi de réduire le score (19e, 10-3). Il y a un an presque jour pour jour, contre ces mêmes Italiens, elle avait concédé 10 pénalités sur le chemin d'un Tournoi qui avait fait d'elle la nation la plus pénalisée de l'épreuve. L'intégration de Jérôme Garcès, l'ancien arbitre international, dans le staff pour ce Tournoi 2021 ne semblait pas encore porter ses fruits.

Dupont, toujours au soutien, toujours au sommet

Mais après avoir subi le dynamisme et la pression des Italiens durant plusieurs minutes, le XV de France réagissait sur la première mêlée de la rencontre, avec une pénalité en sa faveur à 5m de son en-but (25e). C'est aussi à cela que les grandes équipes se reconnaissent : leur capacité à ne pas craquer sous la pression. D'autant que dans la continuité, sur un bon maul, Antoine Dupont jouait au pied par dessus pour un Gaël Fickou auteur de son 10e essai international pour son 30e match dans le Tournoi (27e, 17-3). 

En redevenant une équipe candidate à la victoire finale, la France s'est transformée en animal de sang-froid. Dans la foulée, en profitant d'une mauvaise passe du demi de mêlée italien Stephen Varney, Dupont tapait au pied un ballon récupéré par Villière qui le lui redonnait de manière acrobatique. Le Toulousain, si fort pour être au soutien, trouvait à l'aveugle le centre Arthur Vincent, qui s'en allait aplatir un nouvel essai entre les perches (30e, 24-3).

Monty Ioane pensait bien avoir relancé son équipe, mais le vidéo invalidait son essai pour un en-avant de Varney auteur d'une superbe action (34e). La pause était donc atteinte sur un net avantage des coéquipiers de Charles Ollivon (24-3), malgré une domination transalpine dans la possession (66%) et dans l'occupation (63% dans le camp français). Mais dominer n'est pas gagner, d'autant plus pour une équipe qui n'a pas remporté un seul de ses 28 derniers matches dans le Tournoi des Six Nations. 

Au retour des vestiaires, l'Italie repartait du bon pied. Mais toujours en vain au tableau d'affichage. Côté Bleu, si Thomas était devancé au moment d'aplatir l'essai du bonus offensif (46e), ce n'était que partie remise. Trois minutes après pour être exact, avec un ballon récupéré dans le camp français, et une relance conclue par Brice Dulin, après un une-deux avec Villière qui l'avait envoyé vers l'essai d'un coup de pied (49e, 31-3).

Et pour enfoncer le clou, Antoine Dupont faisait une nouvelle fois la différence. Le demi de mêlée, élu meilleur joueur du Tournoi 2020, était encore au soutien, comme toujours, d'un Teddy Thomas inspiré pour aller inscrire lui-même un nouvel essai (53e, 38-3), avant de lui rendre la pareille, sur un plateau, après une jolie percée de Jalibert dans l'axe (57e, 45-3). 

L'essai inscrit par l'ailier Sperandio était aussi beau qu'anecdotique tant la Squadra était surclassée dans cette rencontre et le sort du match déjà connu.

Pas de suspense, la possibilité de faire tourner tout l'effectif, l'après-midi était idéal du côté de Rome pour les hommes de Fabien Galthié. Et Teddy Thomas réalisait un doublé à la 74e minute pour saler la note (50-10). Le quatrième plus gros écart de l'histoire entre ces deux nations.