Tournoi des Six Nations – Angleterre-France : les chiffres qui expliquent la défaite française à Twickenham

Publié le , modifié le

Auteur·e : Thierry Tazé-Bernard
Le deuxième ligne anglais Maro Itoje inscrit l'essai victorieux, quoi que peu évident, contre la France le 13 mars 2021
Le deuxième ligne anglais Maro Itoje inscrit l'essai victorieux, quoi que peu évident avec la main de Woki sous le ballon, contre la France le 13 mars 2021 | ALASTAIR GRANT / AP PHOTO

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Trois petits points et quelques minutes, c'est tout ce qu'il a manqué au XV de France pour ne pas sortir une nouvelle fois de Twickenham avec une défaite (23-20). Mais dans les chiffres, bien d'autres éléments ont mené les Bleus à ce premier revers de l'année.

• 13 pertes de ballon, symboles d'un combat perdu

Lors de ce Crunch, le combat était attendu. Féroce, il l'a été. L'Angleterre a déployé une défense agressive et de tous les instants. Et cela a fini par faire pencher la balance. Certes, les hommes de Fabien Galthié avaient déjà faire pire que ces 13 pertes de balle. Mais lors de leurs deux premiers matches, ils avaient toujours été proches de leurs adversaires : 18 face aux Irlandais (qui en avaient commis 16), 10 contre les Italiens (auteurs de 12). Là, ils en ont commis quatre de plus que leurs rivaux. Au cours de la première période, la France avait concédé six "turnovers", pour sept aux Anglais. Mais en deuxième période, les choses se sont gâtées : 7 de plus pour les Bleus, et seulement deux pour les joueurs de la Rose. A l'arrivée, ces pertes de balle ont donné des munitions aux joueurs d'Eddie Jones.

 

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• 12 pénalités concédées, l'Angleterre à la sobriété retrouvée

Le XV de la Rose a traversé le début de la compétition avec une étiquette : celle d'une formation souvent pénalisée. Quinze fois contre l'Ecosse, douze contre l'Italie, quatorze face au pays de Galles. Face aux Français, les coéquipiers d'Owen Farrell ont atteint leur plus bas en terme d'indiscipline avec 12 pénalités concédées. Soit autant que contre l'Italie, mais dans un match beaucoup plus intense, beaucoup plus acharné. En offrant moins de points gratuitement, les Anglais se sont donné une chance de s'imposer. Et ils l'ont fait sur un essai de Maro Itoje, symbole de cette indiscipline (cinq pénalités contre lui face aux Gallois) et qui n'a été sanctionné qu'une seule fois face aux Bleus. Quant à la France, elle n'a été pénalisée qu'à huit reprises. C'est également son plus bas score (neuf pénalités concédées contre l'Irlande et l'Italie).

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• 69 mètres gagnés par la France en deuxième période, le signe d'une domination subie

Si la France a débuté le match tambour-battant, et qu'elle a conclu la première période sur un avantage (17-13), le match après la pause s'est révélé moins maîtrisé. Au cours du premier acte, les hommes de Fabien Galthié ont avancé, que ce soit à la main ou au pied, pour un total de 291 mètres. Soit plus que leurs adversaires (255). Mais en quarante minutes, les joueurs d'Eddie Jones ont inversé la vapeur, en poussant leurs rivaux à défendre encore et toujours. Résultat, les Bleus n'ont avancé que de 69 mètres durant la seconde période, alors que les Anglais ont maintenu le cap avec 225 mètres de gain, soit pratiquement autant qu'en première période. A force d'avoir le ballon et d'avancer, ils ont fini par prendre le dessus.

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