Wesley Fofana à l'entraînement
Wesley Fofana à l'entraînement | AFP - MICHAEL BRADLEY

6 Nations - XV de France: Une évolution sans révolution pour l'Italie ?

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Le sélectionneur de l'équipe de France, Jacques Brunel, annonce à 10h la composition de sa formation pour aller à Rome, samedi, affronter l'Italie. Pour ce dernier match du Tournoi des 6 Nations 2019, il n'y aura que l'honneur en jeu: la dernière place est réservée aux Transalpins, qui n'ont plus gagné depuis 21 matches dans cette compétition. Pour décrocher une deuxième victoire, le staff tricolore doit compenser les blessures de Poirot (avec Priso ?) et de Lauret (avec Camara ?). Pour animer la ligne de trois-quarts, Welsey Fofana, pour le dernier match de sa carrière dans le Tournoi, pourrait amener sa vitesse au centre.

L'outrageuse domination irlandaise dimanche dernier à Dublin aurait dû provoquer un séïsme. Mais cela ne devrait pas en être le cas. Malgré les critiques, malgré une 11e défaite en 15 rencontres depuis début 2018, malgré des prestations plus inquiétantes les unes que les autres, malgré trois humiliations bien différentes contre les Gallois (après avoir mené 16-0), en Angleterre (44-8) et en Irlande (mené 26-0 à la 76e minute), le XV de France va terminer le travail. Si un revers devait sanctionner ce week-end à Rome, difficile d'imaginer que le même cap soit maintenu jusqu'à la Coupe du monde au Japon en septembre.

Poirot et Lauret à remplacer

Pour éviter une défaite (qui serait la 3e de l'histoire en Italie) et un raz-de-marée, Jacques Brunel est contraint de changer. Pour deux postes au moins. Blessé à la 16e minute en Irlande, Jefferson Poirot (ligament latéral interne du genou touché) doit laisser sa place au poste de pilier gauche, comme Wenceslas Lauret (entorse du genou), également sorti dès la 11e minute à Dublin.

Pour suppléer le joueur du Racing 92, le staff devrait faire confiance à Yacouba Camara, qui avait pris sa place à Twickenham, afin d'apporter de la puissance supplémentaire à la 3e ligne, et surtout une cible en touche. A moins que la candidature de Grégory Alldritt, auteur d'un doublé contre l'Ecosse et toujours entré en jeu, ne soit retenue. A la place du pilier de l'UBB, Dany Priso (La Rochelle) devrait prendre place à la gauche de Guilhem Guirado, plutôt qu'Etienne Falgoux, qui avait succédé à Poirot à Dublin.

Le dernier match de Fofana dans le Tournoi ?

Et pour le reste ? Pas grand-chose ne devrait bouger. Si le jeu offensif s'est réduit à portion congrue en Irlande, la responsabilité ne peut pas être mise sur le dos de la charnière Dupont-Ntamack, jeune et talentueuse. Difficile de la changer sans envoyer un message de sanction. Et c'est pareil pour tout le monde.

Mais il y a la tactique. Affronter l'Italie, ce n'est pas jouer l'Irlande; Après avoir privilégié la puissance de Mathieu Bastareaud lors des trois derniers matches, refaire confiance à Wesley Fofana au centre pour amener dynamisme et vitesse pourrait être une possibilité. Avant le Tournoi, le Clermontois avait annoncé que ce serait son dernier, avant de mettre un terme à sa carrière internationale après la Coupe du monde, s'il y va. Blessé lors du match contre les Gallois, il n'est plus réapparu dans le groupe depuis. C'est peut-être le moment de lui faire jouer son 20e match dans le Tournoi en carrière (et sa 47e cape) pour redonner du peps à une ligne de trois-quarts qui a inscrit 5 des 9 essais des Bleus dans ce Tournoi. 

Sur le banc, Paul Gabrillagues, Sébastien Bézy, et Kélian Galletier qui n'ont pas joué une minute (le Toulousain n'a été appelé dans le groupe que pour l'Irlande, le Montpellierain que pour ce match en Italie) pourraient trouver une place, tout comme Geoffrey Doumayrou, Paul Willemse ou encore Camille Lopez. Une chose est certaine: l'équipe de France doit relever la tête lors de ce match. Quelque soit la composition d'équipe.