6 Nations - XV de France : Jacques Brunel, parole à la défense

Publié le , modifié le

Auteur·e : Xavier Richard
Jacques Brunel en conférence de presse
Jacques Brunel le visage très fermé en conférence de presse | Philippe LOPEZ / AFP

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A la tête d'un XV de France sous respiration artificielle depuis plusieurs mois, Jacques Brunel a décidé d'adopter une communication minimaliste.

Séance parloir à « Marcatraz ». Survêtement et communication de crise de rigueur, Jacques Brunel n’a pas lâché grand-chose. Une vingtaine de minutes sans grand relief où les mots sont restés à l’extérieur de la salle de presse,  dans l’intimité du groupe France. Visage fermé, le sélectionneur national s’est surtout employé à infirmer les propos d’une presse qu’il ne lit pas. Le remplacement de Morgan Parra par Antoine Dupont au poste de demi-de-mêlée ? « Un choix sportif. Aucun doute que les propos de Parra ont été décontextualisés. » Après la déroute en Angleterre (44-8), le Clermontois ne s’était pas privé de dire que les Bleus ne travaillaient pas assez à l’entraînement : « Les Anglais sont sûrs de leur stratégie, de ce qu’ils veulent faire. On est capable de le faire aussi. Est-ce qu’on le travaille ? Non. »

Je sais tout mais je dirai rien

Sous le feu des questions, Brunel a préféré botter en touche ou remettre en cause la véracité des propos tenus. « Je ne peux rien vous dire de plus », s’est-il souvent contenté de répondre sans feindre l’agacement. « Je connais trop le contexte, le milieu, comment les choses sont enveloppées, détournées, échangées et modifiées pour me laisser perturber par ce genre de contexte. » Même combat pour les échanges avec le président de la FFR Bernard Laporte. « Non. Ça reste entre nous. » Quant à l’arrivée de Fabien Galthié dans l’encadrement, Brunel n’est pas au courant. « Pour moi il n’en a jamais été question. Je suis bien avec mon staff. » Quant à l’avenir, le sélectionneur avoue ne pas se projeter au-delà du match contre l’Ecosse. « Mon objectif est que l’équipe marche, martèle-t-il, imperturbable. Si ma période (à la tête des Bleus) va durer, ça ne m’importe pas. Ce qui m’importe, c’est le match de ce week-end. L’important c’est la cohésion. On est sur la bonne voie pour montrer un autre visage. »