6 Nations : Romain Ntamack, une première comme travailleur de l'ombre face aux Gallois

Publié le , modifié le

Auteur·e : Thierry Tazé-Bernard
Romain Ntamack accroché par un défenseur gallois
Romain Ntamack accroché par un défenseur gallois | AFP - Anne-Christine POUJOULAT

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Romain Ntamack est sans doute le joueur dont la presse a le plus parlé avant ce France-Galles, en ouverture du Tournoi des 6 Nations. A 19 ans, pour la première fois convoqué, il a disputé son premier match. Sans avoir l'occasion de se mettre en évidence.

Vingt-cinq ans après son père. Lui aussi face au pays de Galles, Romain Ntamack a fêté sa première sélection en équipe de France. Pour sa première convocation, à seulement 19 ans, en ouverture du Tournoi des 6 Nations 2019. Cinq années plus jeune que son père Emile Ntamack lors de sa première cape à Cardiff, conclue par une défaite (24-15).

Depuis tout petit, Romain Ntamack a appris à vivre avec l’ombre de son illustre père. Cela ne semble pas le gêner. Pour ses débuts sous le maillot bleu, il lui fallait surtout défier « la meilleure défense d’Europe », selon Jacques Brunel, le sélectionneur. Pas vraiment une partie de plaisir. Sous la pluie, les grandes envolées façon Stade toulousain étaient un peu mises en sourdine. Les ballons en première main étaient plutôt dévolus à Wesley Fofana, son compère au centre. Le jeu au pied, qu'il pouvait utiliser en cas de besoin avec son pied droit, était pris en charge par le duo Parra-Lopez.

Le combat, mais pas seulement

Tant pis pour les grandes chevauchées, place au combat. C’est lui qui était au plaquage à la 5e minute, provoquant un en-avant gallois à mi-terrain. L’action se poursuivait, le trois-quarts centre intervenait ensuite presqu’en bout de ligne, mais il était stoppé à 7m de l’en-but. Au bout du compte, Louis Picamoles aplatissait le premier essai de la rencontre (6e, 5-0).

A la 23e minute, il était encore là pour transmettre rapidement à Iturria qui, d’un geste magnifique, décalait Huget pour le deuxième essai tricolore (10-0). S’il avait pris la défense sur le rable à la 21e,, puis avait mal dosé un coup de pied à suivre à la 26e, ou encore commettait un en-avant sur une passe de Lopez qu’il n’attendait pas à la 36e, provoquant un contre gallois de 40m, les premières 40 minutes de Romain Ntamack étaient très convenables. A la pause, son compteur affichait 4 courses pour 7 m gagnés, un ballon perdu, et trois plaquages réussis mais 2 ratés.

L'interception qui fait rugir le stade

Au retour des vestiaires, la pression galloise se faisait intense. Il subissait un plaquage à l’épaule de Tomos Williams non sanctionné, après un joli numéro d’équilibriste avec le ballon (49e). La suite était conditionnée par le peu de ballons joués par les Bleus en 2e période. Le dernier quart-d'heure, il le finissait avec Geoffrey Doumayrou à ses côtés. Et c'est lui qui venait chaparder un ballon à 20 m de l'en-but gallois, faisant rugir le stade. Sans conséquence au tableau d'affichage.

Mais Romain Ntamack s'écroulait de déception juste après, face à l'interception réussie par George North sur une passe inconsidérée de Vahaamahina sur Huget à la 72e minute. L'essai qui crucifiait les Bleus. Son en-avant sur une remise intérieure pour Fickou mettait fin à une longue offensive tricolore (77e).

Comme son père, Romain Ntamack a commencé sa carrière internationale par une défaite contre les Gallois. Pratiquement sur le même score (24-19 au lieu de 24-15). S'il a la même trajectoire...