6 Nations : Romain Ntamack, au carrefour de l'ouverture

Publié le , modifié le

Auteur·e : Thierry Tazé-Bernard
Romain Ntamack
Romain Ntamack | FRANCK FIFE / AFP

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A 20 ans, Romain Ntamack va disputer le deuxième Tournoi des 6 Nations de sa carrière. Après être devenu le joueur français le plus jeune à disputer une Coupe du monde, le joueur du Stade toulousain souhaite s'installer à un poste, lui qui alterne en équipe de France comme en club entre la position de demi d'ouverture et de trois-quarts centre.

"Il va falloir que je m'installe à un poste en particulier". Romain Ntamack, à cinq jours du Crunch contre l'Angleterre, sait que sa polyvalence peut être un atout, mais aussi un handicap. En club comme en équipe de France, il navigue avec aisance entre la position d'ouvreur et de centre. Sa première sélection en Bleu, c'était l'an dernier, pour le premier match du Tournoi des 6 Nations contre le pays de Galles, au Stade de France, au poste de trois-quarts centre. Depuis, il en a connues onze autres, dont 7 en tant que demi d'ouverture titulaire, avec la charge de buter notamment lors de la Coupe du monde au Japon.

Pourtant, à l'heure d'aborder ce Tournoi 2020, il n'est pas assuré de débuter au poste d'ouvreur, malgré sa nomination de "révélation de l'année" par la Fédération internationale. Car la concurrence est rude, avec Matthieu Jalibert (UBB) et Louis Carbonel (RCT), deux hommes proches en âges (respectivement 21 et 20 ans) et au talent également hors norme. "On se connaît depuis longtemps, on a joué les uns contre les autres depuis les benjamins ou les minimes", se souvient-il. "On est très contents de se retrouver. La concurrence est saine, ça nous permet de faire évoluer notre niveau de jeu et donc celui de l'équipe.

Carbonel, Ntamack, Jalibert, une concurrence féroce mais saine

Carbonel et Ntamack ont même été champions du monde des moins de 20 ans en 2018, le Toulousain ayant débuté la compétition à l'ouverture avant d'être poussé par le Toulonnais au centre. Avec la concurrence du meilleur ouvreur du début de saison du Top 14, Matthieu Jalibert (qui peut aussi jouer à l'arrière), Ntamack sait qu'il pourrait encore être enlevé de la charnière pour jouer au centre, dans une association qu'apprécient les nations anglo-saxonnes, comme l'Angleterre avec Ford ouvreur et Farrel en 12. Cela permet d'avoir deux maîtres à jouer sur le terrain en même temps, deux joueurs capables d'influer fortement sur les combinaisons, avec un centre capable de dégager au pied avec une pression défensive moindre. "S'il y a besoin de dépanner, pas de problème", souligne le joueur de 20 ans. "Mais je me sens bien à l'ouverture. Au Stade, en match de préparation, à l'entraînement... J'ai pris de la confiance, j'ai mes repères avec mes coéquipiers. Le poste d'ouvreur, j'ai envie d'y jouer, j'ai envie de m'y installer". 

Il a un avantage, en plus de son expérience internationale supérieure à ses rivaux (Jalibert 1 cape, Carbonel 0): avoir l'habitude d'évoluer avec le demi d'ouverture, Antoine Dupont, au Stade toulousain:  "On se côtoie depuis longtemps en club, on a beaucoup joué ensemble cette saison. C'est une association qui peut être envisagée et ça nous permet de gagner du temps. On passe beaucoup de temps ensemble, on a des repères et des automatismes qui se font rapidement. On sait où on veut aller". Homme de caractère, Romain Ntamack a toujours su où il voulait aller.