Cyril Baille France Italie
Cyril Baille fait parler sa puissance | Philippe LOPEZ / AFP

6 Nations : Le XV de France souffle sur l'Italie

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Sur courant alternatif, et sous de fortes rafales de vent, le XV de France a alterné le très bon (5 essais et bonus offensif) et les trous d'air face à l'Italie dimanche au Stade de France (35-22). Deuxième succès en autant de matches pour les hommes de Galthié qui devront confirmer les promesses et gommer les défauts le 22 février prochain au pays de Galles.

Le XV de France n'a pas surclassé l'Italie comme espéré après les promesses nées de la victoire en Angleterre mais le vent de l'espoir est toujours là. Si la défense s'est montrée beaucoup moins solidaire, si l'intensité physique a de nouveau baissé en seconde période, les Français ont continué à déroulé le fil de leur retour en grâce. Alors, certes, ils n'ont pas tout maîtrisé de A à Z face à la Squadra Azzurra, qui a subi au passage sa 24e défaite de rang de Tournoi, mais l'essentiel, la victoire tout simplement, est là.  

À l'image du RAID qui a apporté le ballon du match en descendant en rappel depuis les hauteurs du Stade de France, les Bleus (en blanc en l'occurrence) ont attaqué la rencontre en piqué ! Dès la 3e minute, Romain Ntamack a fait fi d’Éole pour passer la première pénalité du match avant, quelques minutes plus tard, de ciseler une passe rasante au pied pour Teddy Thomas. Bien aidé par le rebond favorable, l'ailier du Racing a fait parler sa pointe de vitesse et son opportunisme pour inscrire son 11e essai en équipe nationale (8-0, 7e). 

À ce moment, on a commencé à loucher dans les statistiques pour voir si ce XV de France pouvait infliger à l'Italie sa plus lourde défaite depuis 56-13 à Rome en 2005. Une hypothèse renforcée un peu plus tard par l'essai du capitaine Ollivon qui, dans la confusion, est parvenu à aplatir en bout de ligne après un bon relais de Ntamack (13-0, 18e). 

À ce moment-là, la Squadra Azzurra n'a toujours pas mis un crampon dans les 22 français. La première fois sera la bonne. Une défense suspecte de Thomas, un plaquage manqué de Dupont, et voilà la pépite Matteo Minozzi qui s'en va éblouir en bout de ligne tricolore (13-7, 25e). Dans la foulée, l'Italie s'est emballée et, grâce à Allan, s’est même dangereusement rapprochée (13-10, 29e). 

Ntamack, slalom "à la Tomba"

Par bonheur pour les hommes de Galthié, ceux-ci avaient la bonne idée de repasser la marche avant juste avant la pause et Dupont, d'une passe longue parfaite pour Alldritt, a offert l'essai du break aux siens (23-10, 39e). 

Les Français ont bien fait de se donner un peu d'air car, à la reprise, ils sont vite asphyxiés par la furia transalpine. Sous la pression, ils ont commis des fautes de main que l'on avait pas vues contre l'Angleterre et se sont montrés beaucoup moins disciplinés en conquête. Ils ont été toutefois assez solides pour faire le dos rond afin de mieux contrer les Italiens sur l'une de leur première offensive en seconde période grâce à un slalom digne d'Alberto Tomba à travers les piquets adverses (28-10, 59e). Les Italiens ont-ils apprécié l'hommage ? 

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Cet essai, celui du bonus offensif, a fait un bien fou aux Tricolores qui, libérés, ont enfin pu terminer le match pied au plancher, à l'image de ce dernier feu d'artifice signé Baptiste Serin, entré en cours de jeu. Grâce à ce succès final, à peine contesté par un essai à la dernière minute par Bellini (35-22), les partenaires d'Ollivon se sont installés en tête du classement, juste devant l'Irlande. Une place pour laquelle on aurait signé tout de suite en début de Tournoi et pour laquelle on est prêt à oublier les imperfections du jour.

Le résumé de la victoire de la France contre l'Italie