6 Nations : l'Angleterre domine l'Irlande et ouvre la porte du titre aux Bleus

Publié le , modifié le

Auteur·e : Julien Lamotte
Manu Tuilagi Angleterre Irlande
Manu Tuilagi a fait parler sa puissance contre l'Irlande | Ben STANSALL / AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

En battant l'Irlande à Twickenham pour le compte de la 3e journée du Tournoi des 6 Nations (24-12), l'Angleterre a certes conservé ses chances de remporter l'épreuve mais elle a surtout rendu service à la France, désormais seule équipe invaincue de la compétition. La victoire finale devrait se jouer entre ces trois nations mais les Bleus sont désormais en ballottage favorable.

Oui, il est donc possible de se réjouir d'une victoire anglaise quand on est français. Il suffit d'oublier la rivalité séculaire avec le XV de la Rose et le ressentiment qu'il inspire traditionnellement au rugby tricolore. Et simplement lui dire merci pour avoir battu l'Irlande ce dimanche à Twickenham. Cette défaite du XV du Trèfle ouvre en effet la voie aux Bleus pour la victoire finale dans le Tournoi, voire éventuellement celle d'un Grand Chelem. On n'en est pas encore là, puisque les hommes de Galthié devront d'abord se frotter au Chardon écossais avant de jouer une éventuelle "finale" contre l'Irlande lors de la dernière journée du Tournoi. 

Un Trèfle effeuillé

L'Angleterre, cinquième du classement avant ce match, est elle toujours en vie. Certes, rien, ou en tout cas pas grand-chose, n'indique que son jeu est celui d'un vainqueur en puissance mais, mathématiquement, les hommes d'Eddie Jones sont toujours dans la course. Le retour dans le XV de départ de Manu Tuilagi a fait grand bien à un groupe qui manquait singulièrement de percussion depuis le début de la compétition. Et celui d'un jeu au pied redoutable a également contribué à effeuiller le Trèfle. 

Sonné par un placage de mammouth de Tuilagi en début de match, Jonathan Sexton est le symbole malheureux de cette Irlande qui joue à l'envers. Dès la 9e minute, l'ouvreur prend le ballon pour une savonnette dans sa propre zone d'en-but et George Ford, à l'affût, profite du cafouillage (7-0). 

Pourtant réputés solides sous les ballons hauts, les Irlandais encaissent un second essai quasi copie conforme avec, cette fois, Daly qui prend le meilleur au rebond sur Stockdale (14-0, 25e).Les hommes d'Andy Farrell, le père d'Owen dans le camp d'en face, ne font illusion que quelques instants au retour des vestiaires en marquant, en force et en rage, un essai par Henshaw (50e). Mais le vert, pourtant couleur de l'espoir repâlit aussitôt.

Dans une partie sans rythme, l'Angleterre se reprend et, grâce à une puissance supérieure, se détache à nouveau. Cowan-Dickie, poussé par tout un pack, enfonce une dernière fois les défenses d'une Irlande décidément décevante, à peine réconforté par un essai de dernière minute de Porter (24-12, 80e). Pas de quoi impressionner les Bleus, s'ils ont regardé ce match. Et ils pourront remercier les Anglais d'avoir mis à jour les faiblesses irlandaises. Même si ça ne fait jamais plaisir de remercier les Anglais. 

à voir aussi 6 Nations : XV de France, la force d'un groupe qui vit bien 6 Nations : XV de France, la force d'un groupe qui vit bien à voir aussi 6 Nations : Soir de premières pour l'équipe de France 6 Nations : Soir de premières pour l'équipe de France