6 Nations : l'Angleterre domine les Gallois (33-30) et reste dans la course

Publié le , modifié le

Auteur·e : France tv sport
Anthony Watson (Angleterre) dépose Tomos Williams (pays de Galles) durant le Tournoi des Six Nations
Anthony Watson (Angleterre) dépose Tomos Williams (pays de Galles) durant le Tournoi des Six Nations | Adrian DENNIS / AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

Impressionnante de puissance et de détermination, l'Angleterre a dominé le pays de Galles à Twickenham (33-30) et reste en embuscade derrière la France et l'Irlande pour décrocher la victoire finale dans ce Tournoi des 6 Nations. S'il s'est fait peur dans les ultimes minutes de jeu, le XV de la Rose avait construit son succès bien plus tôt dans la rencontre.

Si la France perd contre l'Ecosse ou l'Irlande, l'Angleterre aura encore une chance de remporter ce Tournoi 2020. Mais il faudra patienter avant de célébrer une éventuelle victoire finale puisque le XV de la Rose ne pourra pas disputer son dernier match contre l'Italie, pour cause de coronavirus. En attendant, les finalistes de la dernière Coupe du monde se sont donné les chances d'y parvenir en écartant le pays de Galles. Le tenant du titre n'y est pas cette année. Si l'abnégation est toujours là, le XV du Poireau n'arrive plus à faire la différence. Surtout face à une Angleterre aussi remontée.

Comme à son habitude, l'Angleterre a sauté à la gorge de son adversaire dès les premières minutes. C'est l'une des constantes sous l'ère Eddie Jones. Le pays de Galles a beau y être préparé, il n'est pas parvenu à empêcher cette passe à revers somptueuse de Youngs pour Watson, l'ailier s'arrachant pour aplatir dès la 4e minute (7-0). 

S'en est suivi un échange de politesses sous forme de pénalités entre Halfpenny et Farrell mais l'Angleterre paraîssait bien maîtriser son sujet. Le XV de la Rose n'a pas toujours été génial mais il a mis une densité physique impressionnante dans ses impacts. En face, les Gallois ont tenté de riposter mais ils se sont fait cueillir par un deuxième essai d'Elliot Daly (17-6, 32e). Féroce cette Rose.

Les partenaires d'Alun Wyn Jones ont toutefois eu le mérite de ne pas baisser pavillon. Ils ont maintenu le bateau à flot jusqu'à la pause (20-9) avant de repartir aussitôt à l'abordage dès la reprise. A la réception du coup d'envoi anglais, les Dragons ont enchaîné passes rapides et décalages pour envoyer Tipuric derrière la ligne. On jouait depuis 20 secondes dans cette deuxième période et le match a totalement été relancé (20-16, 41e). 

Le XV du Poireau y a cru mais ses espoirs se sont brisés sur le mur l'efficacité anglaise. Patients, méthodiques, chirurgicaux dans leurs enchaînements, les partenaires d'Itoje se sont détaché de nouveau, Tuilagi se retrouvant seul pour aplatir (33-16, 63e). Cette fois, en dépit de toute leur fierté, les Gallois étaient comptés.

Ils se sont pourtant relevés, profitant de leur supériorité numérique en fin de match (15 contre 13) pour inscrire deux essais par Biggar et Tipuric dans les ultimes minutes de jeu et décrocher le bonus défensif (33-30). Mais cette rébellion est intervenue bien trop tard pour faire douter cette Angleterre si sûre d'elle qui reste une menace pour la France. Les Bleus savent ce qu'il leur reste à faire.

France tv sport francetvsport