6 Nations : La France chute en Ecosse (28-17) et laisse filer ses rêves de Grand Chelem

Publié le , modifié le

Auteur·e : Julien Lamotte
Antoine Dupont France Ecosse
Antoine Dupont pris dans la tenaille écossaise | ANDY BUCHANAN / AFP

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Méconnaissable après trois premiers matchs enthousiasmants dans ce Tournoi des 6 Nations, le XV de France est tombé de haut à Murrayfield face à l'Ecosse (28-17). Trop indisciplinés, en manque d'inspiration offensive, les Bleus sont retombés dans les travers d'il y a quelques mois. Si l'espoir de réaliser un Grand Chelem s'est envolé, la victoire finale dans le Tournoi est, elle, toujours possible. Mais l'élan est clairement brisé.

La déception est à la hauteur des espoirs suscités après un début de Tournoi idyllique : immense. Le XV de France, si serein, si énergique, si emballant, n'a été que l'ombre de lui-même à Murrayfield. Il a manqué à peu près tout à ces Bleus pour espérer battre l'Ecosse et garder l'espoir de réaliser un Grand Chelem qu'ils n'ont pas réalisé depuis 2010. Les hommes de Fabien Galthié ont-ils joué ce match contre le XV du Chardon avant de l'avoir disputé ? Avaient-ils déjà en tête une éventuelle finale contre l'Irlande la semaine prochaine ? Finale il y aura bien, mais ce sera pour la victoire dans le Tournoi, et non pas pour le GC. Et ils seront trois, Français, Irlandais et Anglais à se la disputer. 

Toute une série de signaux aurait dû nous avertir : c'est d'abord Camille Chat, noir en l'occurrence, qui se blesse dès l'échauffement. Puis, dès le coup d'envoi, il apparaît clairement que les Bleus n'y sont pas. Ntamack manque une pénalité. Fickou se troue sur une chandelle. Cros prend un jaune, limite rouge, sur un placage cathédrale. Ntamack se blesse sur un en-avant et sort définitivement. Hastings passe deux pénalités (6-0, 19e). Ce n'est plus une douche écossaise, c'est une véritable inondation.

Il y a bien une brève accalmie dans ce déluge. Elle est courte mais belle, comme ce coup de pied de Dupont pour Penaud qui marque en bout de ligne (6-7, 33e). Pour leur première incursion dans les 22 mètres adverses, les Bleus viennent de prendre l'avantage. Un réalisme qui ne ressemble pas vraiment au XV de France. Et d'ailleurs, alors qu'on se dit que la machine est enfin relancée, les hommes de Galthié retombent aussitôt dans leur travers. Quatre minutes après l'essai tricolore, Haouas plombe définitivement le siens en se faisant expulser pour un violent coup de poing au visage de Ritchie. Peut-être le tournant du Tournoi...

Maitland, la double sanction 

Dès lors, le XV de France ne voit plus la lumière. Déjà dominés en mêlée, coupables d'approximations que l'on pensait appartenir au passé, les Bleus encaissent un essai de Maitland juste avant la pause (14-7) puis l'ailier écossais en remet une couche dès la reprise après un mouvement magnifique initié par l'inévitable Stuart Hogg (21-7, 45e). Jamais aussi à l'aise que lorsque le jeu est décousu, les Ecossais se régalent face à ces Français soudainement perdus.

Et tandis que les entrées de Bamba et Taofifenua semblent enfin faire du bien aux Tricolores, que Jalibert passe une pénalité qui les ramène à onze points (21-10, 61e), le Chardon pique une nouvelle fois avec cet essai si cruel de McInally qui profite d'un ballon contré en touche pour filer dans l'en-but (28-10, 64e). En dépit d'une dernière charge conclue par Ollivon (28-17, 76e), la France ne parvient pas à sauver ce qui peut l'être, à savoir arracher le bonus défensif. S'il ne faut bien sûr pas tout brûler ce qui a été fait jusqu'ici et se souvenir des belles choses, il conviendra aux Tricolores de mieux appréhender ces matchs où ils sont clairement favoris. Car, pour la première fois dans ce Tournoi, le costume était mal taillé.