6 Nations : Écosse et Angleterre à l'heure du rachat

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Auteur·e : AFP
McInally Farrell Ecosse Angleterre
McInally et Farrell à la lutte lors du tournoi 2019 | Glyn KIRK / AFP

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Battues toutes les deux en ouverture du Tournoi des six nations la semaine dernière, l'Écosse et l'Angleterre, qui s'affrontent à Murrayfield samedi, feront de la 149e Calcutta Cup bien plus qu'une histoire d'honneur.

"Personne n'aime les Anglais", a lancé le centre écossais Sam Johnson - qui sait de quoi il parle en tant que natif d'Australie - en guise de préouverture des hostilités pendant la semaine.  "Ça va être la guerre", a promis en réponse le flanker du XV à la rose, Lewis Ludlam, dont ce sera la première visite à Murrayfield.

Les Anglais doivent se reprendre

Le décor est planté et la tradition respectée pour la plus vieille affiche internationale en rugby, mais les deux équipes, rentrées avec un maigre point de bonus offensif d'Irlande (19-12) et de France (24-17) la semaine passée, ne doivent pas perdre l'enjeu sportif de vue. Pris à la gorge par les jeunes loups Bleus (17-0 après 21 minutes de jeu), les Anglais n'ont pas pu tirer les premiers au Stade de France, ce qui est pourtant leur marque de fabrique.

Et si la seconde période leur a permis de revenir à un 24-17 moins embarrassant, notamment grâce à deux essais de Jonny May, les hommes d'Eddie Jones restent sur 5 défaites en 7 déplacements en Tournoi. Pour réapprendre à voyager, le coach australien a décidé de renouveler son XV de départ d'un tiers, laissant de côté l'expérimenté Ben Youngs à la mêlée pour lui préférer Willi Heinz, son ainé de trois ans mais dont ce sera seulement la 11e cape.

Outre Ludlam, Mako Vunipola et Charlie Ewes feront leur retour dans le pack alors que Jonathan Joseph, qui avait remplacé Manu Tuilagi, blessé dès les premières minutes à Saint-Denis, a été confirmé au centre. "La régularité est un défi pour toute équipe", a commenté le veux sage Jones, "Nous avons pris une bonne leçon le week-end dernier. Parfois, il y a des choses qu'il faut savoir apprendre". L'influence de Matt Proudfoot, ancien entraîneur des avants pour les champions du monde sud-africains cet automne mais passé à l'Angleterre ensuite, se fait en tout cas déjà sentir, puisqu'il n'y aura que 2 arrières sur les 8 remplaçants.

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L'Ecosse toujours sans Russell

Quant à l'Écosse, qui rumine sans doute encore l'essai inexplicablement raté par le capitaine Stuart Hogg contre l'Irlande en lâchant le ballon dans l'en-but, elle a choisi de se passer encore de Finn Russell. Le "facteur X" du XV au chardon, qui avait emmené l'Écosse à un succès (25-13) il y a deux ans et à un nul incroyable (38-38 après avoir été mené 31-0) l'an dernier contre cet adversaire, reste sanctionné pour un écart de conduite dans la préparation du Tournoi.

Le coach Gregor Townsend "réétudiera" le cas Russell après ce match, mais il n'a fait qu'un changement par rapport au match à Dublin avec le retour de Magnus Bradbury, forfait samedi dernier, au poste de troisième ligne centre. "Nous avons été fiers de certains moments de notre prestation à Dublin, dans un déplacement très compliqué. Le défi pour mon équipe sera d'atteindre à nouveau ce niveau mais de concrétiser nos opportunités quand elles se présenteront pour remporter les matches serrés", a-t-il résumé.

AFP