William Servat Stade Toulousain
William Servat (Stade Toulousain) | REMY GABALDA / AFP

Servat: "Mon retour: ni évident ni prévu"

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William Servat, l'entraîneur des avants du Stade toulousain, adversaire des Ospreys, samedi lors de la 3e journée de Coupe d'Europe (poule 2), a reconnu que les conditions de son retour comme talonneur après la suspension de Chistopher-Eric Tolofua, ne lui "ont pas donné le choix" et que "ce n'était pas évident ni prévu".

Tolofua étant revenu, et Botha de nouveau apte, retrouverez-vous votre position sur le banc des entraîneurs?
WS: "Oui, ce week-end, je serai en position qui est la mienne depuis le début de saison, celle d'entraîneur. C'est tout à fait cohérent avec la reprise de Christopher (Tolofua), qui est requalifié et sera sur le banc, et Gary (Botha), qui démarrera le match".

Est-ce une situation difficile à gérer d'être à la fois entraîneur et joueur?
"Ce n'est pas forcément difficile à gérer puisqu'il y a une personne au club qui le fait très bien. Quand on a la chance d'avoir Guy Novès, le manager au-dessus, ça rend les choses plus faciles. (Le fait de rejouer) Je l'ai pris comme un plaisir tout simplement. Le seul match qui était prévu et auquel j'avais déjà répondu favorablement était celui des Barbarians. Les conditions de mon retour ne m'ont pas donné le choix. J'ai appris le samedi matin que je jouais l'après-midi contre le Stade Français (le 27 octobre, ndlr). Ce n'était pas évident ni prévu. Ma carrière est finie mais je prends toujours du plaisir à partager ces moments-là avec les mecs".

La suspension de Tolofua, auteur d'un bon début de saison, n'est-elle pas un coup d'arrêt, le premier de sa jeune carrière?
"Il s'est sanctionné tout seul. Ses qualités sont indéniables et lui permettront de revenir au plus haut niveau très rapidement. Des joueurs avec des qualités pareilles, il y en a quand même rarement. A lui de prendre conscience de ses erreurs. C'est lui le premier sanctionné mais il s'est donné les moyens de revenir, il a beaucoup travaillé et il en est récompensé parce que dès ce week-end il sera sur le banc".

Les Ospreys ont de gros soucis dans leurs avants, est-ce un avantage?
"Des joueurs en moins, on en a aussi, il y aura égalité. Parfois les joueurs qui ne sont pas habitués à démarrer font de très belles performances quand ils ont la chance de jouer, parce qu'ils ont des choses à prouver. Il faut toujours se méfier. De toute façon, les Ospreys garderont leur force et la cohérence de leur jeu".

Quel secteur avez-vous particulièrement travaillé après Clermont?
"La récupération. On a pu le voir la semaine dernière, dans la continuité de la tournée, on se retrouve avec beaucoup d'organismes fatigués et des petits soucis. On a fait le premier entraînement collectif jeudi, on a réussi à être 15 sur le terrain, mais avec des mecs qui avaient le droit d'accélérer jusqu'à 70% de leurs moyens, ce n'est pas forcément évident".

Beaucoup disent que vous êtes encore aujourd'hui le meilleur talonneur français?
"Je n'entre pas dans ce débat-là. Je suis entraîneur aujourd'hui, et si je suis entraîneur-joueur, je ne peux pas parler de moi (sourires)".

AFP