Saint-André : "On était très loin"

Saint-André : "On était très loin"

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Le manager du XV de France Philippe Saint-André n'a pu que se rendre à l'évidence après la troisième défaite contre l'Australie, samedi à Sydney (39-13): les Bleus évoluent "très loin" des Wallabies, à tous niveaux.

QUESTION: Comment situez-vous ce match dans la série ?
REPONSE: "Je situe ce test un peu dans la même logique que le premier  (perdu 50-23 à Brisbane). Dans le second, on a vraiment rivalisé et on a des  regrets. Aujourd'hui, à part le courage... Les Australiens ont été dans  l'avancée en permanence, ils ont été plus réactifs que nous, meilleurs dans les  duels, meilleurs techniquement. Il n'y a rien à dire, il faut les féliciter  pour la performance qu'ils ont faite. Pour nous, c'est sûrement notre niveau  actuel. Il va falloir que les joueurs récupèrent, partent en vacances et se  préparent comme des sportifs de très haut niveau pour la tournée au mois de  novembre. On rejouera alors les Australiens et je suis sûr qu'on aura des  joueurs dans une autre dynamique physique, mentale et donc automatiquement  technique".
   
Q: Avez-vous senti vos joueurs exténués ?
R: "Cette semaine a été plus courte. On a essayé d'axer sur la  récupération, on a fait moins de séances d'entraînement. Jeudi, on a mis un peu  plus d'intensité et on a eu quatre blessés... Dont deux qui n'ont pas joué le  test (Parra et Mas) et deux autres incertains jusqu'à aujourd'hui (Bastareaud,  Maestri). C'est dommage, c'était une grande journée car notre capitaine Thierry  Dusautoir rentre dans l'histoire du rugby français en ayant le plus grand  nombre de capitanats devant Fabien Pelous. Mais aujourd'hui, à partir de vingt  minutes de jeu, on s'est aperçu que ce serait très compliqué."
   
Q: Vous avez senti dès l'entame que ce match vous échapperait ?
R: "C'est tout le match qui a été compliqué, il faut arrêter de rêver. On  n'est même pas arrivé à conserver le ballon trois temps de jeu. On a perdu le  ballon au contact. On a été rarement dans l'avancée. A chaque fois, il nous  fallait quatre, cinq, six joueurs pour nettoyer les zones de ruck. On était  très loin d'eux. Quand tu es sur le reculoir, tu subis, tu es obligé de  colmater en permanence. Et ils ont des grands joueurs, avec une génération  derrière de grande qualité. Actuellement, on est la septième nation mondiale  (au classement IRB). Les moins de 20 ans ont terminé 6e du Mondial (vendredi).  On voit qu'il y a des déficits techniques et physiques et cela, il faut que  tout le monde en prenne conscience."

AFP