Saint-André débouté dans son procès en diffamation contre Bénézech

Saint-André débouté dans son procès en diffamation contre Bénézech

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Le sélectionneur du XV de France Philippe Saint-André a été débouté jeudi de son procès en diffamation contre Laurent Bénézech, ancien pilier international, qui l'avait accusé d'"appeler au dopage" dans un entretien à l'hebdomadaire Midi Olympique. APhilippe Saint-André, qui demandait 10.000 euros à titre de dommages-intérêts à M. Bénézech et 5.000 euros à Midi Olympique et Jean-Michel Baylet son directeur de la publication, a été condamné à payer les frais d'avocats des défendeurs.

Dans un entretien mis en ligne par lemonde.fr, le 31 janvier 2013, Philippe  Saint-André, ancien co-équipier en bleu de Laurent Bénézech, notamment lors du  Mondial 1995, avait souligné que le temps de jeu "pourrait atteindre 50 minutes  (...) lors de la Coupe du monde 2015". Ce qui pourrait conduire à "l'apparition de profils de joueurs différents", nouveau profil "qui pourra dicter un nouveau  système de jeu".

Dans un entretien au Midi Olympique le 15 avril 2013, Laurent Bénézech,  avait estimé que ces propos du sélectionneur national était "un appel au  dopage" et que "les joueurs paieront tout ça de leur propre santé".Selon le TGI de Paris, cette interprétation par M. Bénézech des propos du  patron du XV de France "exprime une opinion purement subjective qui ne peut  faire l'objet d'un débat contradictoire sur la preuve et donc ne saurait être  considérée comme diffamatoire". Et ce d'autant plus que "ces propos s'insèrent  dans un débat d'intérêt général". En marge des travaux d'enquête d'une commission d'enquête sénatoriale sur  l'efficacité de la lutte antidopage, M. Bénézech avait indiqué que le rugby  était "dans la situation du cyclisme avant l'affaire Festina". Auprès de l'AFP, M. Bénézech s'est félicité de cette décision et a espéré  "que les instances du rugby (...) acceptent de changer d'attitude vis-à-vis  d'une logique d'accompagnement médicalisé de la performance qui ne doit pas  juste être vue comme une fatalité"

AFP