Rugby VII
Les Bleus ont remporté la première des trois manches du Championnat d'Europe | VASILY MAXIMOV / AFP

Rugby à VII - L'Equipe de France veut son billet pour Rio

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Vainqueur de la première des trois étapes du Championnat d’Europe le week-end dernier à Moscou, l’Equipe de France masculine de rugby à VII donne rendez-vous à Lyon ce week-end (sur FO et les applications francetvsport samedi et dimanche à partir de 12h55) avec pour objectif de poursuivre sur la dynamique positive qu’elle a montré en Russie. Avec en ligne de mire la qualification pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016.

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"Le contenu et le résultat sont à la hauteur des ambitions mais seulement un tiers du devoir est accompli donc la satisfaction laisse déjà la place à la concentration et à l'humilité." Manoël Dall'Igna, l’ailier de l’Equipe de France à VII, résume bien l’état d’esprit de cette Équipe de France, heureuse de sa victoire à Moscou mais consciente que le chemin est encore long avant d’entrevoir Rio et ses Jeux. Car si la France s’est pour l’instant mise dans une position favorable dans l’éventualité d’une qualification pour les Jeux Olympiques de 2016, il lui faudra terminer en tête du Championnat d'Europe au terme des trois manches (ou juste derrière l’Angleterre, déjà qualifiée) pour faire partie du tournoi olympique. Un vrai challenge pour une équipe qui sort d’une saison plutôt mitigée, tant dans les résultats que dans l’esprit du groupe.

Une saison rythmée par les tensions

11e du classement général de la saison, la France a fait pâle figure dans la plupart des neuf manches disputées cette année, n’ayant pas réussi à intégrer une seule fois les six premiers à l’issue d’un tournoi. Des performances en deçà des objectifs fixés en début de saison, c'est-à-dire lutter pour les quatre premières places, synonymes de qualification pour les Jeux Olympiques de Rio. Des mauvaises performances qui ont laissé apparaître des tensions au sein du groupe France, certains joueurs remettant en cause le coaching et les choix de l’entraîneur Frédéric Pomarel. Il aura fallu l’intervention à l’hiver du Directeur Technique National Jean-Claude Skrela pour apaiser les troupes et réaffirmer sa confiance au sélectionneur. Cette remise en cause n’a pas été suivie de faits, les Français n’ayant jamais réussi à réellement briller durant la suite des World Series. Avec des joueurs qui ont fini en roue libre sur les deux derniers tournois à Glasgow et à Londres (11e et 14e, ce dernier étant leur pire résultat de la saison), le Championnat d'Europe ne s'annonçait pas comme une promenade de santé pour les joueurs de Frédéric Pomarel.

Le VII élargit sa palette

Mais pour ces échéances européennes, l’effectif a été renforcé par quatre joueurs du Top 14, censés amener leur expérience du haut niveau ainsi que leurs "qualités qui correspondent aux caractéristiques du rugby à sept" selon Thierry Janeczek, ancien entraîneur des Bleus du VII. Romain Martial (Castres), Rémy Grosso (Castres), Marvin O’Connor (Bayonne) et Fulgence Ouedraogo (Montpellier) permettent donc de faire entrer une bouffée d’air frais bienvenue après cette saison mitigée. Une bouffée d’air frais également pour le sélectionneur Frédéric Pomarel, qui "retrouve de la vitesse, de la puissance et surtout de l’aérien" avec cet apport, qui redonne pleine confiance au sélectionneur, comme il le confiait à l’AFP, quelques jours avant le tournoi de Moscou: "Je ne suis pas exubérant mais je dis qu’on a les cartes en main pour se qualifier"   

Le joueur du Castres Olympique Romain Martial lors du Championnat d'Europe à Moscou.
Le joueur du Castres Olympique Romain Martial lors du Championnat d'Europe à Moscou.

Les performances des Français lors de cette première manche du Championnat d’Europe n’ont pas donné tort à Frédéric Pomarel. Grâce notamment à Fulgence Ouedraogo devenu titulaire au sein de cette équipe à VII, mais aussi grâce aux trois autres pensionnaires du Top 14 qui ont parfaitement joués leur rôle de remplaçants de luxe. Un apport souligné par Terry Bouharoua dans les colonnes du Midi Olympique. "Ils ont apporté des réponses aux problèmes que nous avions identifiés. Comme par exemple dans les aires où Romain Martial et Fulgence Ouedraogo ont été précieux", analyse le capitaine tricolore. "Surtout, ces autres joueurs nous ont apporté de la fraîcheur. C’est bien de voir des nouvelles têtes. Mais c’est à nous, les "anciens" ou les "spécialistes" de tenir la baraque." Un apport précieux pour des résultats sans appel. Vainqueur en finale face à la Russie (40-17), les Bleus se sont appuyés sur une défense de fer, réussissant l’exploit de laisser tous leurs adversaires précédents à zéro (Roumanie, Géorgie, Pays de Galles, Lituanie, Angleterre). Un exploit qui leur a permis de survoler cette première étape européenne, chose qu’il n’avait jamais réussi à montrer durant les World Series. Une performance a rééditer ce week-end à Lyon afin d’écœurer la concurrence et d’entrevoir un peu plus les plages de Rio.

Vidéo : Stage commando pour l'équipe de France 

Mathieu Aellen