Rugby : Peter Janicot, deuxième ligne de Saint-Gaudens, est mort d'un arrêt cardiaque suite à un plaquage

Publié le , modifié le

Auteur·e : Martin Boissereau
Ballon rugby
Le monde du rugby est en deuil, après le décès du joueur amateur de Saint-Gaudens, Peter Janicot. | PHOTOPQR/LE DAUPHINE/MAXPPP

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Peter Janicot, deuxième ligne de l’équipe réserve de Saint-Gaudens, est décédé suite à un plaquage, ce samedi, alors qu’il jouait une rencontre amicale face à Mélian, en Haute-Garonne. Les secours n’ont pas pu le réanimer. Le monde du rugby est en deuil.

Un nouveau drame dans l'ovalie. "Une touche a été rapidement jouée. Il a reçu le ballon et a fait une passe quand il a été plaqué. Un plaquage a priori normal. Il s'est relevé en râlant avant de s’effondrer". Les faits, racontés par un témoin à La Dépêche, ont eu lieu sur le stade Jules-Ribet de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. Peter Janicot jouait un match amical avec l’équipe réserve du Stade Saint Gaudinois Luchonnais XV (SGGL XV) face à Mélian lorsqu’il a été plaqué aux alentours de 17 h 40. Une heure plus tard, malgré l’intervention des secours, le deuxième ligne est décédé d'un arrêt cardiaque.

Lorsque les pompiers sont arrivés, les soigneurs des deux équipes avaient commencé à pratiquer un massage cardiaque, selon La Dépêche. Les pompiers et le Smur 31 (structures mobiles d'urgence et de réanimation) ont ensuite tenté de réanimer le joueur de 30 ans alors en arrêt cardio-respiratoire, en vain. Son décès a été constaté moins d'une heure plus tard, vers 18 h 30, alors que sa femme enceinte se trouvait parmi les 200 spectateurs présents.

Une enquête, une cellule psychologique et une cagnotte 

Également présents sur place, les policiers du commissariat de Saint-Gaudens vont mener une enquête afin d’établir les circonstances exactes du décès, sous l’autorité du parquet. La Ligue régionale d’Occitanie et la Fédération française de rugby vont quant à elles se mobiliser pour ouvrir une cagnotte afin d'aider ses proches, selon France Bleu Occitanie. Le club, où Peter Janicot entraînait également les 16-18 ans, envisage de mettre en place une cellule psychologique.

Dans un communiqué, la Fédération française de rugby, qui a appris "avec une immense tristesse le décès de l’un de ses licenciés", a annoncé la mise en place d’une cellule psychologique et confirmé que des "investigations sont en cours pour en connaitre d’avantage sur les circonstances du drame", en plus d'adresser "ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches et au club du Stade Saint-Gaudinois".

Un nouveau décès et une vive émotion

Plus tôt, la mort du futur père de famille avait suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Parmi elles, les condoléances de clubs du Top 14 et de ProD2, à l’instar de Perpignan ou du Stade Toulousain, et celles de Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby.

Ce décès s'ajoute à ceux d’autres joueurs de rugby, dont Nicolas Chauvin (18 ans). Le jeune espoir du Stade Français avait subi un plaquage sévère face à la réserve de Bordeaux-Bègles, en décembre 2018. Le troisième-ligne était décédé au CHU de Pellegrin d’un "traumatisme cervical ayant occasionné un arrêt cardiaque et une anoxie cérébrale (privation de l’apport d’oxygène au cerveau)". Sa mort renvoyait déjà à celles d’Adrien Descrulhes (17 ans), junior du RC Billom (Drôme), et de Louis Fajfrowski (21 ans), joueur d’Aurillac (Cantal), victimes d’une hémorragie cérébrale et d’un "traumatisme thoracique suivi d’une commotion cardiaque létale sur un cœur pathologique".

Suite à ces drames, la Fédération française de rugby avait interdit les plaquages au-dessus de la taille (et non plus en-dessous du sternum) et le plaquage à deux en simultané, dès la saison 2019/20. Une mesure qui n'a malheureusement pas permis de sauver la vie de Peter Janicot.