Dan Carter
Dan Carter. | JACQUES DEMARTHON / AFP

Rugby : Au Japon, Dan Carter a "encore envie de jouer"

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Le double champion du monde néo-zélandais Dan Carter, 36 ans, qui quitte la France et le Racing 92 pour terminer sa carrière au Japon, a "encore envie de jouer" au rugby, a-t-il expliqué mercredi en conférence de presse. L'ouvreur All Black assure ne garder que "des bons souvenirs" de son second passage en France, deux saisons et demie marquées par un titre de champion de France (2016) et de nombreuses blessures.

C'est l'heure du départ pour vous... Quel héritage laissez-vous à ce club ?
Dan Carter :
"Oui, c'est un peu triste. Mon aventure en France est terminée. J'étais très excité à l'idée de revenir en France après la Coupe du Monde en 2015 et cela a été une expérience incroyable. Au cours des deux-trois derniers jours, après le résultat de ce week-end, j'ai eu l'occasion de réfléchir et seuls de bons souvenirs me viennent à l'esprit. Même si j'ai été frustré par des blessures et que je n'ai pas pu jouer autant que je l'aurais souhaité, j'ai le sentiment que le club est à une meilleure place et que j'ai pu ajouter quelque chose à l'équipe, à cette famille, à l'histoire du Racing. C'était mon objectif dès le départ et je sens que j'ai pu ajouter quelque chose".

Quels resteront votre meilleur et votre pire souvenir ?
DC :
"Jouer la finale de la Coupe du Monde de rugby à Londres (en 2015) a été le sommet de ma carrière et je pensais que rien ne pouvait s'en approcher, mais mon expérience à Barcelone (finale victorieuse du Top 14 en 2016, ndlr) en était assez proche. Jouer devant 100.000 personnes, gagner enfin le Top 14, après tant d'années pour le Racing, a été une expérience incroyable".

Qu'allez-vous faire au Japon, chez les Kobelco Steelers, et après vos deux années de contrat ?
DC : 
"Je ne rajeunis pas, évidemment, mais dans ma tête j'ai encore envie de jouer. J'ai toujours de l'amour pour ce sport. J'ai signé pour deux ans et, pour être honnête, je ne me vois pas jouer après la fin de mon contrat au Japon. Donc j'attends avec impatience ces deux prochaines années, mais je pense que le jour viendra où il sera temps de raccrocher les crampons. Le rugby m'a tout donné, alors quand je prendrai ma retraite, je veux profiter du rugby pour donner en retour aux gens, qu'il s'agisse de personnes défavorisées, d'enfants, de pays où le rugby se développe. Je veux utiliser le rugby pour rendre les gens heureux. C'est presque mon devoir. Sous quelle forme, je ne sais pas." 

Propos recueillis en conférence de presse.

AFP