Rugby à 7 : les équipes de France

Rugby à 7 : les équipes de France masculine et féminine de rugby à VII jouent leur place pour les JO de Tokyo

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Les équipes de France de rugby à VII messieurs et dames abattent samedi et dimanche, respectivement à Colomiers (Haute-Garonne) et Kazan (Russie), leur avant-dernière carte pour décrocher leur place pour les Jeux olympiques 2020 de Tokyo. Favorites, elles entendent plier l'affaire dès ce week-end.

La donne simple: remporter leur tournoi de qualification olympique européen leur offrira automatiquement un ticket pour le Japon et une saison prochaine plus sereine, uniquement tournée vers cet objectif. En cas d'échec, il leur faudra terminer sur le podium pour participer à leur tournoi de repêchage, mondial celui-là, courant 2020. Sinon, pas de deuxièmes JO pour elles, quatre ans après l'apparition du rugby à VII à Rio. Bleus et Bleues visent la première option. "Notre objectif est de gagner ce tournoi, car on a envie d'aller aux JO et d'y chercher une médaille" souligne auprès de l'AFP Jerôme Daret, entraîneur des Bleus. "Il y a une timbale à décrocher, le reste nous importe peu" embraye son homologue des Bleues, David Courteix.

Les deux équipes tricolores partent favorites, têtes de série N.1 après avoir remporté leur tournoi de préqualification fin juin. Ce qui leur offre une poule très abordable, constituée d'équipes de deuxième voire troisième niveau européen qu'elles n'auront a priori aucun mal à dominer, avant le début des choses sérieuses avec la phase finale dimanche. Où leurs principaux seront à peu près les mêmes: Angleterre (qui représente la Grande-Bretagne), Irlande et Espagne, plus Russie pour les féminines. Voir les Bleus participer au TQO est logique: ils ont rapidement perdu leurs maigres chances de décrocher un des quatre billets offerts via le circuit mondial, terminant huitièmes du classement.

"Guerre psychologique"

Mais après un début très poussif, leur seconde partie de saison a été bien meilleure: pour la première fois de leur histoire, ils ont atteint deux fois de suite une finale, en mars à Vancouver puis en avril à Hong-Kong, "La Mecque" de la discipline. Notamment grâce à leurs progrès défensifs. Et à Moscou, les 22-23 juin, ils ont battu Irlandais et Anglais. "En début de saison, ils étaient plus en confiance que nous. Maintenant ils ont un peu plus de doutes, on est en train de gagner une petite guerre psychologique", souligne Daret. "On a envoyé un bon signal à Moscou, à réitérer mais avec plus de sérieux car on sera attendus, vus comme l'équipe à battre. Mais nous n'arrivons pas dans un état d'esprit de leaders mais de challengers car on a des progrès à faire pour gagner en consistance et régularité" ajoute-t-il.

Retrouver les Françaises à Kazan constitue en revanche une petite déception: vice-championnes du monde et troisième du circuit mondial en 2018, elles ont échoué à la cinquième place de la compétition cette année, devancées par les Australiennes pour le dernier accessit. "On a offert moins de constance et de consistance que l'an passé: on est capables de jouer très bien mais par à coups, et sur les matches clés on n'a pas eu la maîtrise nécessaire pour se qualifier" analyse Courteix. "Mais je ne crois pas qu'on ait régressé. Le groupe s'est étoffé" poursuit-il. Comme celle de Daret, son équipe a battu deux de ses principales concurrentes (Irlande et Russie), il y a deux semaines à Marcoussis. C'est cependant ce week-end que ça compte.

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AFP