Wesley Fofana trois-quarts centre de Clermont
Le Clermontois Wesley Fofana | NICOLAS TUCAT / AFP

Racing, Biarritz et Clermont déjà sous pression

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Limogé en cours de saison dernière par le Racing-Métro, Simon Mannix revient à Paris, au Stade de France, pour défier les Racingmen avec l'équipe du Munster, double championne d'Europe et quart de finaliste la saison dernière (poule 1). Un premier match déjà couperet pour les Parisiens. Idem pour Biarritz, en déplacement chez les terribles Harlequins (poule 3) et pour Clermont, qui reçoit les Scarlets (poule 4) en direct sur France 2 à 16h40

CLERMONT -  LLANELLI EN DIRECT SUR FRANCE 2 A 16H40

Le sort est parfois plus clément. Pas cette fois. Des trois clubs français engagés dans cette journée de Coupe d'Europe, aucun n'a une entrée en matière aisée. Ce ne sont pourtant pas des petites cylindrées du Top 14.

Le retour de Mannix face au Racing

Premier à entrer en lice: le Racing-Métro. Sans Bélie, Boussès, Dumoulin, Brugnaut, Dellapè, Leo'o, Dambielle, Wisniewski, Chavancy, Vulivuli, Germain, les Parisiens vont retrouver leur ancien entraîneur des lignes arrières, Simon Mannix, qui s'occupe désormais des trois-quarts du Munster. Avec sa chevelure blonde, il était l'un des visages marquants du renouveau du club parisien, ayant participé à son retour dans l'élite et à son ascension. Au coeur d'un hiver tendu, il avait été limogé. "L'emporter au Racing Metro avec le Munster? L'endroit où nous allons m'est égal du moment que nous gagnons. Ce sera spécial en raison des relations que j'avais avec les joueurs. Mais ça n'a pas beaucoup d'importance. L'essentiel est de gagner notre premier match à l'extérieur avec le Munster", a-t-il déclaré dans The Irish Independent. En mettant le cap en Irlande, le Néo-Zélandais a intégré l'un des plus beaux effectifs d'Europe (O'Connell, Howlett, Horan, Earls, BJ Botha, O'Gara...), déjà sacré à deux reprises (2006, 2008), finaliste deux fois (2000 et 2002), et qui garde de son élimination, la saison passée, en quarts de finale par l'Ulster, un goût amer.

C'est donc face à l'un des plus gros packs du continent que le Racing-Métro va débuter sa campagne européenne. L'an dernier, elle avait été catastrophique (1 victoire). Et l'inconstant début de saison des hommes de Gonzalo Quesada ne risquent pas de leur donner un surplus de confiance. Et dans cette poule 1 où se trouvent également Edimbourg et les Saracens, perdre d'entrée des points à domicile peut aboutir à enterrer les rêves de qualifications. A l'issue de ce match disputé au Stade de France, les Parisiens en sauront plus sur leur avenir européen. Et Olly Barkley, arrivé comme joker-médical en provenance de Bath pour suppléer les absences des ouvreurs Wizniewski, Dambielle et Hernandez, pourrait disputer son deuxième match sous ses nouvelles couleurs.

Clermont-Llanelli, l'enjeu du jeu

Clermont n'est pas beaucoup mieux loti que le Racing, en recevant les Scarlets de Llanelli (poule 4). Habitués des joutes européennes et d'exploits contre les clubs français (Castres deux fois l'an dernier, USAP voici deux ans, Brive deux fois voici trois ans...), les Gallois sont toujours intraitables chez eux, désormais menés par la nouvelle génération joueuse et talentueuse des Diables Rouges incarnée par North ou Priestland. C'est une chance, c'est à Marcel-Michelin qu'ils affronteront les Clermontois cet après-midi. Quelques mois après avoir frôlé la finale, l'ASM se replonge dans l'Europe. "Cette demi-finale nous laisse un goût d'inachevé. Cette défaite, on l'a ressassée longtemps", avoue Jean-Marc Lhermet, le directeur sportif auvergnat. Cette demi-finale face au Leinster, les Clermontois n'ont pas pu totalement l'évacuer, puisque ces mêmes Irlandais se trouvent une nouvelle fois dans leur poule. "Avant de penser au match contre le Leinster, il faut bien commencer la compétition. Elle est courte et intense et on n'a pas le droit à l'erreur", rappelle le capitaine, Aurélien Rougerie.

Pour l'arrière international gallois Lee Byrne, ce match sera un peu particulier, puisqu'il a porté les couleurs des Scarlets une saison (2055-2006). "Llanelli va venir sans crainte nous défier, il faudra que l'on soit très réaliste car il y a de très bons joueurs en face, notamment au niveau des lignes arrières, avec George North évidemment, mais aussi Rhys Priestland ou Jonathan Davies, qui évoluent tous en équipe nationale et que je connais donc très bien". Cet affrontement opposera deux équipes très portées sur le jeu au large.

Le BO retourne au Stoop

Enfin, le dernier de cordée en ce samedi sera le Biarritz Olympique. Dans la poule 3, le déplacement chez les Harlequins est un test, mais également un beau souvenir. Dans ce stade de Twickenham Stoop, le BO a décroché le Challenge européen la saison dernière, gagnant du même coup sa place en H Cup. "En retournant dans ce stade samedi, on aura forcément une petite pensée", reconnaît Damien Traille. "On ne pouvait pas rêver meilleur endroit pour démarrer la compétition. J'espère que le Stoop nous redonnera autant de motivation afin de réaliser quelque chose". Après un départ canon, les Basques ont marqué le pas en championnat, subissant quatre défaites de rang. Pas le meilleur moyen d'aborder les "Quins", champions d'Angleterre en titre pour la première fois de leur histoire. "Ça permettra aussi de calculer ce qu'on devra faire par la suite dans cette compétition pour se qualifier, ce qui est notre objectif", estime Serge Blanco, le président du club. "Même avec l'envie de gagner, si on perd là-bas, il faudra surtout ne pas le faire avec un point de bonus contre nous."

Sortis de la terrible affaire du "bloodgate" (du faux sang utilisé pour simuler des blessures et faire entrer un remplaçant), les Harlequins ont refait surface, remportant le Challenge européen, passant à deux doigts d'éliminer Toulouse en poule l'an dernier. Cette saison, auréolés du titre national, menés par Chris Robshaw, également symbole du renouveau du XV de la Rose, ils veulent franchir un cap.