Serge Blanco
(L'ex) président du Biarritz Olympique, Serge Blanco | AFP - GAIZKA IROZ

Perpignan et Biarritz en mode reconquête

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Classés parmi les grands du rugby français, Perpignan et Biarritz, qui entament dimanche leur saison de Pro D2 face à Colomiers et Aurillac, ont été forcés de tout remettre à plat avec un seul objectif: la remontée dans l'élite. Après le traumatisme de la descente, un siècle après le premier de ses sept titres de champion de France, l'USAP a lancé son opération reconquête. Non sans se remettre en question.

"L'élite, c'est l'ADN de l'USAP. Cette saison nous visons au moins une  demi-finale d'accession", mobilise le président François Rivière. "Mais pour  repartir de l'avant, il a fallu remettre à plat la stratégie sportive et  financière du club. Nous devons retrouver un modèle économique et reconquérir  notre public, avec des résultats et du spectacle pour que le stade Aimé-Giral  redevienne la Cathédrale".   Sportivement, Perpignan reconstruit tout. Les internationaux Guirado,  Vahaamahina, Lopez ou Guitoune ne sont plus là et quinze recrues ont débarqué  sous les ordres d'un nouveau staff composé d'Alain Hyardet, directeur du rugby  et déjà entraîneur à Perpignan de 1997 à 1999, de Grégory Patat (ex-Auch), en  charge des avants, et de l'ex-Agenais François Gelez, entraîneur des arrières.

"C'est un nouveau challenge", confirme le centre David Marty. "On ne sait  pas trop où l'on met les pieds, mais on a envie d'y aller. On a envie de  rallumer la ferveur". Et les supporteurs ont répondu présent à l'appel: malgré  la relégation, le nombre d'abonnés atteint en effet plus de 7.500 avec les  partenaires, soit quasiment autant que la saison dernière en Top 14 (8.000). Financièrement, si le club a réduit la voilure et que François Rivière a dû  remettre plus d'un million d'euros dans les caisses pour satisfaire aux  exigence de la DNACG, Perpignan affiche avec 11,07 millions d'euros, le plus  gros budget de la Pro D2, du même niveau que celui de Biarritz l'autre relégué  qui a lui aussi revu à la baisse sa puissance de feu financière.

'Un nouveau souffle' pour le BO avec O'Sullivan

Relégué en Pro D2 à l'issue d'une saison cauchemardesque (dernier avec 30  points), après 18 ans au plus haut niveau, le Biarritz Olympique entame lui  aussi une nouvelle ère. Exit le duo Rodriguez-Faugeron, place à Eddie O'Sullivan, ancien  sélectionneur de l'Irlande (2001-2008), épaulé de Pierre Chadebech et Benoît  August. "Un nouveau souffle" nécessaire pour un BO qui sera attendu partout  cette saison et compte "remonter le plus rapidement possible en Top 14",  insiste le président Serge Blanco. Contrairement à Perpignan, le BO a eu "l'avantage" de voir sa descente  actée dès le mois de mars et a donc pu se préparer plus longuement à évoluer en  Pro D2. Avec un effectif très fortement renouvelé (18 arrivées - 20 départs),  les Basques ont donc vite tourné la page pour commencer leur opération  reconquête 

Les derniers survivants des titres de champions de France sont partis  (Harinordoquy, Traille, Peyrelongue) ou ont arrêté (Yachvili), les Biarrots  misent cette saison sur des joueurs aguerris à la Pro D2 comme Cabarry, Clément  ou Boulogne et sur quelques internationaux étrangers: l'Ecossais De Luca, le  All Black Bryn Evans ou l'Australien Rodney Davies. Pour retrouver très vite le  goût de l'élite.

AFP