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Le Stade Aguilera, antre du Biarritz olympique |

Pro D2 : Biarritz rétrogradé pour raisons financières

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Le Biarritz olympique a été rétrogradé vendredi en 3e division (Fédérale 1) la saison prochaine pour raisons financières par le gendarme financier de la Ligue nationale de rugby. Le club basque, en proie à des problèmes extra-sportifs, n'a pas pu apporter les garanties demandées à la Direction nationale d'aide au contrôle de gestion. La décision reste toutefois suspensive, puisque le BO a la possibilité de faire appel dans les sept jours auprès de la commission d'appel de la FFR.

Sportivement, Biarritz n'a pas fait une mauvaise saison, terminant 6e de la phase régulière, invaincu à domicile, avant d'être battu en barrages par Grenoble. Mais le club basque a été miné par des problèmes internes, et des difficultés financières qui ont plombé sa saison. 

Querelles internes 

Début février, l'ancien l'ancien arrière international Nicolas Brusque (41 ans) a été éjecté de la présidence après deux ans et demi de mandat par les actionnaires majoritaires d'A-Team Sports Investments (ATSI), qui disposent de 52% du capital du club. Son successeur, Benjamin Gufflet, gérant du magazine Surf Session, a ensuite jeté l'éponge au bout de seulement 53 jours après des tiraillements au sein d'ATSI, désormais divisé en deux clans. 

Celui de Gufflet, de l'actuel président Benoît Raynaud et de l'homme d'affaires parisien Bruno Ledoux, actionnaire du journal Libération, qui représentent 26% de l'actionnariat, demandent que leurs anciens associés (26% également) leur apportent les 1,2 million d'euros qu'ils se sont engagés à mettre lors de l'assemblée générale du 5 février. Ceux-ci, des investisseurs français basés à Hong-Kong menés par le financier Louis-Vincent Gave (également actionnaire de l'Union Bordeaux-Bègles à hauteur de 10%) et son ami Jean-Baptiste Aldigé, réclament eux le remboursement du 1,5 million injecté pour sauver le club en mai 2017. Bloquant par conséquent toute augmentation de capital possible.

Pour être en règle avec la DNACG, le club s'est donc mis en quête de liquidités. Un apport de 400 000 euros a été réuni pour combler le déficit mais le BO devait encore encore trouver des ressources pour satisfaire la DNACG.  Ce qu'il n'a pas réussi à faire. Un appel éventuel pourrait lui permettre d'activer tous les leviers pour au moins sauver sa tête une saison de plus. Mais cela n'occultera pas les tensions ni les difficultés financières récurrentes d'un des clubs les plus emblématiques du rugby français, cinq fois champion de France, dont la dernière en 2006.   

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