Bayonne-Aurillac
. | Maxppp - Jean-Daniel Chopin

Bayonne bat Aurillac et retrouve l'élite

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Un an après l'avoir quitté, Bayonne a gagné le droit de retrouver le Top 14 la saison prochaine, en s'imposant face à Aurillac (21-16) samedi à Toulouse en finale d'accession de ProD2. Les Bayonnais se sont surtout appliqués à être solides sur la conquête et à mette de l'énergie en défense, face à des joueurs du Cantal décidés à mettre du jeu mais beaucoup trop maladroits dans leurs actions pour concrétiser. L'Aviron a parfaitement géré le match en profitant des fautes adverses pour totaliser grâce à son buteur Bustos-Moyano, et remporter cette finale pauvre en occasions.

Le seul essai du match, a logiquement été inscrit par McPhee pour Aurillac, l'équipe qui a mis le plus d'intention, mais il est arrivé en fin de rencontre, trop tard pour renverser la tendance. Face à des Basques soudés autour d'un objectif, celui de la montée, l'équipe du Cantal, qui possède un budget deux fois inférieur à celui de Bayonne, pourra avoir des regrets. D'abord pour son indiscipline en première période, et après la pause pour avoir commis beaucoup trop de fautes de mains, laissant passer des occasions d'essai en péchant dans la finition, alors qu'elle a occupé le terrain. Mais les Bayonnais, moins entreprenants peut-être, ont su avant tout maîtrisé la situation et s'appuyer sur un buteur efficace (7/8 pour Bustos-Moyano) pour prendre le score et faire la course en tête jusqu'au bout. 

Des Cantaliens fébriles, l'Aviron serein

Le paradoxe justement, c'est qu'Aurillac était jusqu'alors l'équipe la plus disciplinée du championnat, celle qui avait concédé le moins de pénalité. Mais visiblement, dans cette finale, les Cantaliens se sont montrés beaucoup trop fébriles, dans plusieurs domaines, ce qui ne leur a pas permis de se montrer aussi conquérants qu'ils l'avaient été en demi-finale contre Mont-de-Marsan. Même s'ils sont restés un moment dans le sillage de l'Aviron au score, grâce à leur buteur maison Maxime Petitjean, et s'ils ont tenu la comparaison sur les fondamentaux, les hommes de Jeremy Davidson  ont malgré tout semblé parfois submergés par l'enjeu, mêlant souvent dans leurs offensives vitesse et précipitation, et lâchant beaucoup de ballons en route. Petitjean, pourtant meilleur réalisateur de la saison, a aussi connu trois échecs... Sur le pelouse d'Ernest-Wallon, l'Aviron a su gérer ses temps faibles et ses temps forts, et marquer chaque fois qu'il en a eu la possibilité. Avec davantage d'expérience et surtout de sérénité.

Il va lui falloir maintenant préparer la saison prochaine et se donner les moyens pour éviter de connaître une nouvelle fois le traumatisme de l'année passée.        

Christian Grégoire