Julien Peyrelongue
Le Biarrot Julien Peyrelongue | AFP - REMY GABALDA

Peyrelongue: "Cinq points, c'est impératif"

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Aux prises avec une série de 5 défaites consécutives, Biarritz accueille samedi les Italiens des Zèbres lors de la 2e journée de Coupe d'Europe, une semaine après avoir été giflé chez les Harlequins (40-13): "Il va falloir aller chercher ces Italiens, proposer du jeu, se rassurer. Cela passe par cinq points, c'est impératif", affirme Julien Peyrelongue, l'un des anciens du BO. "Il faut jouer la carte du quart de finale à fond, rien n'est perdu pour la qualification"

- Biarritz traverse une passe difficile avec cinq défaites de rang. Êtes-vous inquiet ?
Julien Peyrelongue:
"Non. J'ai connu pas mal de situations difficiles durant ma carrière au BO, et le club a su toujours se relever. Le seul faux pas, c'est cette défaite dans le derby (15-16 contre Bayonne). Après un très bon début de saison, où nous avons envoyé beaucoup de jeu, nous avons subi un coup d'arrêt au Racing (défaite 12-13) où nous méritions de gagner. Derrière, en perdant bêtement le derby, on a pris un nouveau gros coup sur la tête. Avant de tomber sur deux très belles équipes (Toulon et Harlequins, NDLR)".

- La défaite aux Harlequins (13-40) est rude sur le plan comptable, alors que le BO se sert souvent de l'Europe pour rebondir. Croyez-vous encore à la qualification ?
J.P.:
"Je parle souvent de cycle en rugby, de rebond. Une bonne série peut vite s'enclencher, et inversement. Il faut jouer la carte du quart de finale à fond, rien n'est perdu pour la qualification, même si ça va être compliqué pour la première place. Le groupe y croit en tout cas, on a envie de retrouver le parfum de la gagne, de se faire plaisir. De retrouver un vestiaire heureux. A Londres, on a fourni soixante bonnes premières minutes avant de craquer. Samedi, il va falloir aller chercher ces Italiens, proposer du jeu, se rassurer. Cela passe par cinq points, c'est impératif".

- Sur un plan personnel, vous avez entamé cette saison davantage comme un joker de luxe à la charnière. Comment gère-t-on ce nouveau statut ?
J.P.:
"Plutôt bien, cela ne me pose pas de problème de couvrir les deux postes 9 et 10 même si, du coup, je joue moins qu'avant. Ce n'est pas facile d'être plus souvent sur le banc, de jouer moins qu'auparavant, mais je continue à donner le maximum aux entraînements et dès que l'on fait appel à moi en match, que ce soit en 9 ou en 10".

AFP