Perpignan gagne sans gloire contre Rovigo
Perpignan s'offre un quart de finale sans gloire en battant Rovigo dans la douleur | HARRY RAY JORDAN/MAXPPP

Perpignan éliminé par Northampton

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L'USAP ne disputera pas de deuxième finale de Coupe d'Europe (après celle perdue contre Toulouse en 2003). Northampton et son impressionnante première ligne en a décidé autrement, s'imposant 23-7. Les Catalans enregistrent un nouvel échec cuisant après celui déjà lourd de conséquence face à Toulon en championnat. En finale, les Anglais de Northampton affronteront les Irlandais de Leinster, vainqueurs de Toulouse samedi.

Les hommes de Jacques Brunel ont été dépassés par l'explosivité des Anglais, encaissant un premier essai dès la 16e minute par Foden. Et Myler n'a pas raté le coche, tant sur la transformation que sur la pénalité suivante (26e, 10-0). Une fois encore, les Catalans ont manqué de vigilance et commis trop de fautes pour avoir la main mise sur le ballon. Les Saints menaient même 20-0 après un deuxième essai cette fois signé Clarke (31e), puis une nouvelle pénalité de Myler. Pour couronner le tout, Julien Candelon reçevait un carton jaune pour avoir plaqué en l'air le demi de mêlée Lee Dickson  (32e). Perpignan parvenaient toutefois à réduire l'écart grâce à un essai de Guirado inscrit en toute fin de première mi-temps, mais le score n'évoluait guère en deuxième période.

Constamment sous pression, les Perpignanais avaient bien du mal à garder leur sang-froid, et enchainaient les erreurs. L'entrée en jeu d'Henry Tuilagi a certes permis aux Catalans de remettre l'USAP dans le droit chemin, mais n'ont pu convertir leurs occasions notamment sur deux pénaltouches (53e, 64e). Les Anglais se contentaient de tenir le score grâce à une défense impeccable. Seul Myler ajoutait trois points à la 50e minute pour Northampton qui remportait cette demi-finale 23-7. Pour la première fois depuis 10 ans, l'USAP ne participera pas à une compétition européenne. Cette élimination est également synonyme de la fin de l'aventure européenne du manager Jacques Brunel, qui quittera le club en fin de saison pour prendre la direction de l'équipe  nationale d'Italie après la Coupe du monde (9 septembre-23 octobre).

"Je suis frustré parce que le scénario du match nous échappe trop vite" a indiqué Brunel. "On devait être attentifs à leurs joueurs du fond, éviter de leur donner  des ballons, ne pas leur donner des munitions... Il y a eu un premier coup du  sort et on se crée une première occasion sur un coup de pied par-dessus, alors  qu'il (David Marty) n'est pas hors-jeu. Et ça vient s'accumuler. Par la suite,  on est fébrile, on reste dans notre camp. On a cumulé les erreurs en première  période, ce qui a fait que le score a enflé. On n'a pas su se mettre hors de  portée. Dans ces matches-là, il vaut mieux être devant", a-t-il conclu.

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Romain Bonte