Parra France Italie 032010
Morgan Parra échappe aux défenseurs italiens | DR

Parra: "Savoir gérer le rythme"

Publié le , modifié le

Le demi-de-mêlée de l'équipe de France, Morgan Parra, estime que le match face aux Sud-Africains, samedi, se jouera comme souvent autour de "l'agressivité et (du) combat", mais pas seulement. "On ne pourra pas tout jouer, il va falloir gérer et surtout garder le ballon sous peine de perdre 80m". A un peu plus d'un an de la Coupe du monde, le Clermontois rappelle: "Il nous faut des résultats pour concrétiser le travail du Tournoi des Six Nations."

- Etes-vous prêt physiquement, après une longue saison achevée par un titre avec Clermont ?
- "J'étais un peu fatigué au début. Maintenant, j'ai bien récupéré et j'ai envie de faire trois gros derniers matches avant les vacances. Il y a eu quelques jours pour souffler, pour récupérer."

- Quelle sera la clé de la rencontre face aux Springboks ?
- "La clé, c'est de répondre présent dans l'agressivité et le combat. On a vu que cette équipe porte beaucoup le ballon, qu'elle est capable d'enchaîner les temps de jeu et qu'elle vient chercher la ligne d'avantage. Quand elle écarte (le ballon), c'est qu'elle est sûre d'avoir l'intervalle. Si, déjà, on est présent en conquête et dans l'aggresivité en défense, notre jeu se mettra en place petit à petit. On l'a vu pendant le Tournoi: les ballons de contre-attaque, on sait faire, la prise d'intervalle, on sait faire. Dès qu'on met notre jeu en place, c'est bon."

- Samedi, face aux Boks, les Gallois ont voulu mettre du rythme...
- "Ils ont mis beaucoup de rythme mais n'ont pas su conserver le ballon, ce qui a permis aux Boks de placer deux contres. Il faudra mettre ce rythme mais savoir le gérer aussi. On ne pourra pas tout jouer, il va falloir gérer et surtout garder le ballon sous peine de perdre 80 mètres. Ca va être difficile mais on est capable de le faire."

- Le demi de mêlée titulaire des Springboks, Fourie du Preez, sera absent samedi...
- "Ca ne va pas changer leur système de jeu. Le seul truc positif pour nous, c'est que Januarie (son remplaçant, NDLR), pour l'avoir joué face aux Ospreys, c'est quelqu'un qui joue moins, qui anime moins que du Preez. On va peut-être avoir moins d'affrontement autour mais Januarie est aussi capable de porter le ballon. C'est un peu un pitbull, entre guillemets, car il est... gras."

- C'est votre première tournée avec le XV de France. Comment la vivez-vous?

- "J'ai eu la chance de pouvoir côtoyer les équipes de France de jeunes, de partir, en Afrique du Sud notamment. Ca ne change pas spécialement. On vit bien à l'intérieur du groupe, c'est essentiel. Mais il nous faut des résultats pour concrétiser le travail du Tournoi des six nations et basculer sur autre chose."

- Cette saison vous a-t-elle fait grandir ?
- "Oui, sur plusieurs points. Le fait d'arriver dans un nouveau club, d'avoir une vie complètement différente, de découvrir un nouveau système de jeu, de nouveaux coaches, de nouveaux partenaires. Dans la gestion du jeu, j'avais tendance à trop vouloir tout faire, et trop vite, à ne pas être assez posé. L'équipe de France aussi m'a fait grandir."