La charge de Tulou (Montpellier)
La charge de Tulou (Montpellier) | PASCAL GUYOT / AFP

Montpellier se replace

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Le principal enseignement de la 19e journée, avant même la dernière rencontre entre Brive et le Stade Français, porte sur l'excellente opération réalisée samedi par Montpellier qui se hisse provisoirement à la 2e place du Top 14, à la faveur de sa démonstration devant Perpignan (50-19). Deux gros favoris qui ne tiennent pas tout à fait leurs promesses, le Stade Toulousain et le Racing-Métro, ont assuré l'essentiel en l'emportant respectivement à Biarritz (16-6) et face à Bayonne (18-8).

Perpignan sombre

Que s'est-il passé à l'USAP ? Après être parfaitement bien entrés dans la partie avec un essai de Mafi dès la 5e minute, les Catalans ont ensuite abandonné la direction des opérations à une séduisante équipe de Montpellier qui n'en demandait pas tant. Grâce à la botte de Hook, Perpignan a tenu une demie-heure avant de rendre complètement  les armes en encaissant deux essais en dix minutes par Tulou et Ranger. Dès la reprise, Tulou inscrivait un 3e essai pour les Héraultais. Comme Pailhaugue était en veine au pied, le score a considérablement gonflé (43-19 à l'heure de jeu). Perpignan n'y était plus subissant un rugby plus complet d'une équipe de Montpellier qui a toujours avancé sur les ballons portés et  a su bonifier ses nombreux temps forts.

L'USAP ne va pas trs bien. Et va surtout devoir regarder derrière au classement car Oyonnax, qui n'a pas joué face à Bordeaux-Bègles -le match a été reporté à cause d'un terrain détrempé - ne compte que quatre points de retard et va sans doute se battre jusqu'au bout.

Toulouse et le Racing sans convaincre

Heureusement pour les Cartalans, les Basques ne vont guère mieux. Bayonne a longtemps cru pouvoir ramener quelque chose de Colombes, ou le Racing a encore une fois balbutié son rugby. Les joueurs de l'Aviron ont été présents dans les affrontements, mais ils ont été punis de leur indiscipline. Le carton rouge reçu par Puricelli à l'heure de jeu a permis au Racing de respirer. Le Racing tenait jusque là par une domination en mêleé fermée. Mais une domination stérile. Seuls les points pris sur pénalités ont permis aux Racingmen de sortir victorieux de ce match inispide. Ce succès sans relief n'offre aucun bénéfice comptable aux Racingmen,  toujours 8e alors que leurs concurrents directs pour les places de barragistes (Toulouse, Toulon, Grenoble, Montpellier entre autres) ont également gagné.

Le Stade Toulousain, en effet, a aussi gagné petitement, mais le score ne traduit pas la domination des Rouge et Noir. Le BO a fait de la résistance, et ses quelques velléités offensives ont été annihiliées par des erreurs de jugement et des fautes de main. Toulouse a donc mis la main sur le match, mais sans parvenir à se détacher vraiment au tableau d'affichage. La faute en partie à son buteur, le demi de mêlée international Jean-Marc Doussain, peu en réussite, mais aussi à une sorte de maladresses récurrente depuis plusieurs semaines. Le seul essai a eu à l'origine une mêlée à 5 mètres, quelques mauls improductifs, puis une  judicieuse passe au pied de Bézy dans l'enbut que Fickou récupérait pour aplatir (13-6, 36).  L'un des seuls éclairs de ce match joué dans des conditions difficiles,  perturbé par une panne d'électricité obligeant l'arbitre à interrompre pendant  dix minutes la partie. Ce fut bien peu et bien pauvre, mais face à des Basques certes déjà condamnés mais courageux et solidaire, pour  une équipe toulousaine en proie au doute, l'essentiel était de renouer avec la victoire.  

Christian Grégoire