Yoann Maestri
Le deuxième ligne du XV de France, Yoann Maestri | AFP - PATRICK HAMILTON

Maestri: "plus de complexe à faire"

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Le deuxième ligne Yoann Maestri a estimé que le XV de France n'avait "plus de complexe à faire" face à l'Australie, en dépit de la déroute subie samedi dernier, exhortant à être "beaucoup plus dominateur" ce samedi à Melbourne.

Il reste de la colère de votre match de samedi perdu 50-23 ?
Yoann Maestri
: "Il y a beaucoup de déception. Mais c'est à nous de repartir le  plus vite possible sur ce second test et d'évacuer cela. Il faut retrouver une  énergie collective forte. Il ne faut pas oublier non plus que ça s'est mal  passé, que l'on est attendu au tournant et qu'il faut montrer un tout autre  visage. Bien sûr que je reste un petit peu en colère, par rapport à la tournure  des événements. On avait bien préparé ce match, on n'a aucune excuse, on a  montré trop de largesses face aux Australiens qui en ont profité. On a pris des  essais trop faciles."

Vous avez la sensation d'avoir lâché mentalement à un moment du match ?
Y M
: "Ce n'est pas une question d'avoir lâché ou non. On a fait des erreurs  qui nous ont coûté très cher face à cette équipe redoutable. On peut perdre un  match contre meilleur que soi en ratant la pénalité de la gagne...mais là, on  est en colère par rapport à nous. On les a mis trop facilement sur de bons  rails."

Appréhendez-vous de retrouver les Australiens ?
Y M
: "On n'a plus de complexe à faire. Il faut que l'on soit plus rigoureux,  intransigeant envers nous-mêmes et déterminé à avoir des résultats meilleurs.  On affronte peut-être des équipes qui sont mieux en place que nous  actuellement, ont de meilleurs résultats que nous dans le temps. Nous, on n'a  pas eu de très bons résultats dans le Tournoi, on aurait pu faire mieux, alors,  qu'au moins on ne donne pas de points facilement !"

Que vous faut-il changer pour espérer l'emporter ?
Y M
: "Je ne sais pas s'il faut changer quelque chose... Ce qui nous pousse  collectivement cette semaine c'est d'être beaucoup plus rigoureux sur notre  défense. Il n'est pas question de réduire la voilure dans le jeu car elle  n'était pas si grosse que ça. On ne nous avait rien demandé d'exceptionnel mais  de faire un match sérieux et appliqué."

Des retours sont attendus, comme ceux des finalistes du Top 14 ou de  Thierry Dusautoir. C'est un motif d'espoir supplémentaire ?
Y M
: "C'est important, bien sûr. Mais c'est important aussi que l'on soit des  grands garçons et que l'on n'attende pas le retour d'untel ou untel, ou que  l'on attendre d'être piqué pour réagir. On doit être dans l'action et pas dans  la réaction."

Vous avez donné l'impression de peu batailler au sol, dans les rucks...
Y M
: "Le rendu paraît comme cela mais c'est une mécanique, un cercle vicieux.  Quand tu prends l'eau, que ça va vite, les ballons sont beaucoup moins faciles  à aller gratter et les joueurs adverses avancent, tout s'enchaîne négativement.  A nous d'être plus hermétique et on aura plus de possibilités de récupérer des  ballons, d'avoir des ballons de contre-attaque. C'est facile à dire mais sur le  terrain de rugby, il n'y a pas vraiment de secret: ou tu es dominé, ou tu es  dominant. A nous de tout de mettre en oeuvre pour être beaucoup plus  dominateur."

Cette déroute n'a pas entamé la cohésion ?
Y M
: "On a eu une discussion tous ensemble, on a eu aussi une explication  avec les coaches. A un moment c'est à nous de nous resserrer et de rester  malgré tout positif pour ressortir meilleur sur ce second test. Il y a de la  bonne humeur mais il faut avoir cette défaite en tête, elle nous touche  collectivement. Ca doit nous trotter dans la tête, ce n'est pas anodin. On le  répète souvent, c'est peut-être idiot, mais oui, il y a quand même beaucoup de  qualité dans ce groupe. Les entraînements se passent bien. Tout ça doit être  validé par le match." 

AFP