Julien Arias (Stade Français)
Julien Arias (Stade Français) | PATRICK KOVARIK / AFP

Le Stade Français limite la casse

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Le Stade Français a préservé ses chances de retrouver la Coupe d’Europe malgré une défaite (30-29) face aux Wasps de Londres, lors d’un barrage d’accession à la future European Rugby Champions Cup. Tout se jouera donc samedi prochain à Jean-Bouin.

Cela fait quatre saisons que les Parisiens sont absents de la Coupe d'Europe, alors autant dire que ce barrage arrive un peu comme du pain béni pour les hommes de Gonzalo Quesada. Ce dernier a d’ailleurs prévenu que son équipe ne se livrerait pas totalement lors de cette rencontre afin d’aborder au mieux le retour. En lisant entre les lignes, une courte défaite ne serait pas un drame à condition d’effectuer un match plein à Jean-Bouin.

Goode débutait les hostilités sur une pénalité inscrite dès la 2e minute. Julien Dupuy a eu la possibilité de recoller au score deux minutes plus tard, mais le ballon est passé à droite des poteaux. La troisième ligne anglaise multipliait les erreurs et Dupuy bénéficiait alors d’une nouvelle chance, mais en vain. Malgré tout, le club parisien prenait ses marques dans ce stade champêtre, et Taaulafo inscrivait le premier essai pour le Stade. Menés 7-3, les Londoniens partaient à l’assaut du camp adverse et pilonnait l’en-but adverse. Après une pénalité de Goode, les Wasps poursuivaient leurs efforts et Varndell profitant d’une passe lobée inscrivait un précieux essai pour les Anglais (13-7).

Vuidravuwalu sauve les meubles

Le match s’intensifiait et le Stade revenait à un point grâce à un deuxième essai signé Camara à la suite d’une superbe passe d’Arias. Mais le jeu au pied n’était pas aussi précis, et Dupuy ratait une nouvelle pénalité. A la pause, les Français étaient menés 13-12 et restaient donc bien placés dans ce barrage. Mais une fois encore, les Wasps repartaient du bon pied et la vitesse de course de Johnson mettait tout le monde d’accord pour un nouvel essai anglais (20-12). Les hommes de Quesada se devaient de réagir et sous l’impulsion de Pascal Papé, repartaient au charbon. Haskell écopait d’un jaune et Dupuy parvenait à réduire le score sur une nouvelle pénalité (20-15).

Mais sur une nouvelle perte de balle à dix mètres de la ligne, Festuccia transmettait à Simpson qui partait en sprint pour l’essai anglais (27-15). Alors que cela commençait à sentir le roussi, Fillol partait à son tour en contre et aplatissait pour entretenir l’espoir (27-22). Et à six minutes de la fin, alors que les spectateurs anglais croyaient dur comme fer à la victoire, Vuidravuwalu démontrait que lui aussi avait des talents de sprinteur, et perçait la muraille anglaise pour un quatrième essai aussi inespéré que prometteur (27-29). A une minute de la fin, les coéquipiers de Papé négociaient mal une mêlée et les Anglais reprenaient l'avantage à l'arraché (30-29). Le match retour, samedi prochain à Jean Bouin, s’annonce palpitant.

Romain Bonte