Juan Imhoff
Le joueur du Racing Juan Imhoff | AFP - Graham Stuart

Le Racing perd la tête !

Publié le , modifié le

Le Racing-Métro s'est incliné à Edimbourg (48-47) lors de la 2e journée de la Coupe d'Europe, au terme d'une rencontre qu'ils ont pourtant longtemps maîtrisée, menant même de vingt quatre points à vingt minutes de la fin, avant de perdre complétement leur rugby, et de laisser des brèches offensives dans lesquelles les Écossais ne se sont pas privés de s'engouffrer. Victoire facile (54-3) pour Clermont face aux Italiens d'Aironi.

Paris tombe à l'eau

Que s'est-il passé chez les Ciel et Blanc ? Comment ont-ils pu concéder cette improbable défaite ? Comment surtout ont-ils pu perdre la tête ainsi, abandonnant d'un coup tous les fondamentaux, toute la discipline défensive nécessaire ?  Alors qu'ils avaient le match en mains, après s'être montrés très appliqués, les Parisiens ont galvaudé leurs efforts, en laissant revenir au score, petit à petit, une équipe écossaise qui, portée par son public, a fini par croire de plus en plus à ses chances. Et qui, finalement, au terme d'un match fou, ponctué de 11 essais, est parvenue à prendre l'avantage à 3 minutes de la fin. Maigre consolation avec un double bonus pour le Racing qui peut cependant nourrir de très gros regrets.

Les Franciliens se sont effondrés dans les vingt dernières minutes alors qu'ils menaient 44 à 20 et pouvaient espérer se relancer dans la course à la qualification. Ils avaient d'abord réussi à renverser, dans un sursaut d'orgueil, dix  premières minutes cauchemardesques avec deux essais quasi coup sur coup de Tim Visser (1) puis de  Laidlaw (8). Les Parisiens ont donc réagi, déployant un jeu de trois-quarts efficace avec un Henry Chavancy très entreprenant au centre (deux essais). Ils semblaient avoir assommé leurs  adversaires avec quatre essais en moins de 20 minutes par Julien Saubade (13),  Imhoff (16), Wisniewski (23) et Chavancy (32, 48) !

Puis tout s'est écroulé. Leur avantage a fondu sous l'euphorie des Ecossais qui ont enchaîné les essais (Talei 64, Brown 69, Grant 74, Visser 77) face à  une défense francilienne débordée. Incroyable coup du sort pour le Racing qui s'incline dans un match qu'il ne pouvait pourtant pas perdre. Avec cette contre-performance, le Racing, annoncé comme un des sérieux  prétendants dans cette poule, voit ses espoirs de qualification très compromis.

Clermont tranquille

De son côté Clermont a remporté sans peiner face aux  Italiens d'Aironi son premier succès en Coupe d'Europe, avec le bonus offensif  (54-3), qui entretient toutes ses chances de qualification dans la poule 4. Avec un peu de déchet dans leur jeu mais très méthodiques, les Auvergnats ont assuré le bonus offensif peu après la mi-temps par Julien Bonnaire (51) lorsque leur travail de sape physique a commencé à porter ses fruits. Lee Byrne  (11), Gerhard Vosloo (19), Brock James (35) avaient ouvert la voie en première  période.

Comme attendu, les Clermontois ont maîtrisé leur sujet malgré quelques  fautes de main qui leur auraient permis de prendre le large plus tôt. Mais à l'heure de jeu, les choses se sont simplifiées face à des Italiens totalement dépassés. Les essais se sont enchaînés par Bardy (54), Buttin (58),  Fofana (71), auteur d'un match solide, et Malzieu (77), pour son retour de  blessure.  Cela a également permis à l'entraîneur clermontois Vern Cotter de faire  participer tous ses joueurs à la célébration du centième anniversaire de la  création du club. Après le décevant point de bonus défensif ramené d'Ulster le week-end  dernier (11-16), les Clermontois ont rempli leur objectif comptable avant la double confrontation capitale les 11 et 17 décembre face aux Anglais de  Leicester.

francetv sport @francetvsport