Sébastien Chabal en défense
Le troisième-ligne du Racing Sébastien Chabal plaque le Biarrot Gimenez | ALEXANDER KLEIN -AFP

Le Racing et Paris rient, Perpignan pleure

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Le Stade-Français empoche un premier succès - de surcroit bonifié - à l'extérieur à Perpignan, en proie aux doutes (16-35). Avant le derby de l'île de France samedi prochain, le Racing enchaine un troisième succès de rang en Top 14, aussi bonifié, face au dernier Biarritz (28-9). Le BO retrouvera mardi Bayonne qui a difficilement battu Lyon 15 à 9 à l'issue d'un match sans saveur. Suite de la 11e journée samedi avec le sommet Castres - Toulon.

Paris s’exporte

Le choc psychologique espéré du côté des Catalans et d’Aimé Giral après l’éviction de l’entraîneur Jacques Delmas n’a pas eu les effets escomptés. En fait, il est venu… du Stade Français. Habitués à rater leur entame de match à l’extérieur, les Parisiens d’un réalisme froid ont mené rapidement 17 à 3 grâce à deux essais à une passe de Williams (4e) et de Szarzewski (17e). Malgré une grosse domination territoriale, les locaux ont eu besoin d’un carton de jaune du même Williams et d’un excès de gourmandise de Szarzewski qui a voulu relancer de ses 22 pour revenir au score (16-20). Anxieux, sous pression, et donc pas sereins, les Perpignanais, qui avait déjà perdu deux fois à la maison, face à Agen et Clermont, ont fait la faute de trop (pénalité et carton jaune de Mélé) pour encaisser deux essais en fin de rencontre. Bien lancé, Paris engrange un bonus offensif et un premier succès à l’extérieur (16-35) – ô combien important – pour la suite. De bon augure avant le bouillant derby face au Racing.

Michael Cheika (directeur du rugby du Stade Français): "On est content car il n'est pas facile de gagner ici et avec le point de bonus. Comme ils avaient  eu une semaine assez tendue ici, on ne savait pas comment ils allaient réagir. On a essayé de rester lucide et de faire au mieux. On a fait une bonne entame de match, puis ils sont revenus dans le jeu et on a eu l'apport du banc qui nous a permis de gagner. C'est une victoire importante. Ce n'est pas encore le  moment d'ouvrir le champagne. On a deux victoires avec bonus de suite mais  notre principal défi ce sera la semaine prochaine contre le Racing Métro. Ne  commençons pas à rêver. Quand on sera constant, on aura franchi un grand pas,  mais on n'est qu'en milieu de tableau en championnat".

Trois de suite pour le Racing

Sortant de deux défaites d’affilée en Coupe d’Europe, minés par les deux défaites déjà concédés à la maison, amoindries par une hécatombe de blessés, notamment derrière, les Racingmen avaient toutes les raisons de douter avant de recevoir Biarritz volontairement privé de ses cadres. Les hommes de Pierre Berbizier ont répondu présents. Malmené durant les 40 premières minutes (8-9), le Racing a plié la rencontre au retour des vestiaires avec deux essais coup sur coup de Saubade (46e), son second après un premier inscrit en première période, et Nallet (49e). Bonus offensif en poche (28-9), les Ciel et Blanc ont réussi à préserver leur avantage et enchainent un troisième succès de rang en championnat. Pas si mal dans ces temps bizarres. Quant au BO, dernier du championnat, il compte bien se réveiller lors du derby face à Bayonne mardi.

Pierre Berbizier,  manageur du Racing-Métro: "Après ce match en Ecosse (défaite à Edimbourg 48-47,  NDLR), on a su peut-être mieux gérer notre partie en assurant l'essentiel, et  même un peu plus  avec ce bonus offensif qui nous fait du bien. On a redéfini  le jeu qu'il fallait mettre en place face à cette équipe de Biarritz qui nous  mettait sur un faux rythme. Si on ne mettait pas d'intensité dans notre jeu, on  allait s'exposer à ce qu'on avait vu en première mi-temps avec des Biarrots  très réalistes. Il nous fallait changer de rythme, les joueurs ont su le faire  pour les décrocher. Ça nous montre qu'il faut continuer à mettre de l'intensité  dans notre jeu."

Bayonne toujours sans briller

Les Bayonnais devront montrer plus de chose mardi lors du derby basque. Malgré la présence de ses principales recrues, les All Blacks Rokocoko (68 sélections), Lauaki (17) et Tialata (43), le Gallois Phillips (63) et le Français Heymans (59), soit 250 sélections, l’Aviron Bayonnais n’a pas pour autant briller face au promu lyonnais (15-9). Plus mauvaise attaque avec seulement 6 essais inscrits, les Ciel et Blanc n’ont toujours pas trouvé les solutions offensives et se sont reposés sur la botte efficace de Boyet (15 points, 5 sur 5). Longtemps à porter des locaux, les Lyonnais ont tout tenté pour arracher la victoire mais se sont contentés du bonus défensif arraché dans les dernières minutes grâce à une pénalité de son arrière Loursac.

Mathieu Baratas