Le Pays de Galles craque face aux Blacks

Le Pays de Galles craque face aux Blacks

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Le Pays de Galles a longtemps résisté à la Nouvelle-Zélande avant de céder à l'heure de jeu pour finalement s'incliner (3-18) samedi à Cardiff dans le cadre des tests d'automne. Les Gallois ont été petit à petit épuisés physiquement, laissant ensuite les Blacks faire la différence et conclure leur tournée européenne par une 3e et dernière victoire.

Comme les Écossais une semaine plus tôt, battus de peu (17-22) par les doubles champions du monde en titre, les Gallois y ont cru jusqu'au bout et auraient mérité de l'emporter.  Mais comme leurs cousins celtes, les hommes de Warren Gatland ont fait preuve de quelques maladresses qui leur coûtent l'exploit, alors que les Néo-Zélandais ont comme d'habitude assuré leurs finitions de manière clinique.
La sélection de Steve Hansen termine ainsi sa tournée en Europe invaincue (5 victoires dont 3 tests) et boucle une nouvelle année d'écrasante domination sur le rugby mondial, avec deux défaites (Australie et Lions britanniques et irlandais) et un nul (Lions) comme seuls accros.

Elle le doit à son collectif parfaitement huilé mais avant tout à l'ailier vedette Rieko Ioane, auteur d'un doublé en fin de match (62e, 74e) sur la pelouse du Millenium Stadium. Mais il fut  aussi actif sur les trois autres essais néo-zélandais. C'est lui qui a amené le premier essai en perforant la défense galloise pour transmettre à Aaron Smith. Le demi de mêlée a réalisé lui aussi un joli numéro en crochetant Owen Williams et en adressant un bijou de passe sautée à l'autre ailier, Waisake Naholo, qui résisttai de justesse à Steffan Evans (3-7, 15e).  C'est encore Ioane qui a amené le ballon sur la ligne d'en-but galloise pour le doublé de Naholo, encore une fois servi par Smith (6-12, 39e). Mais les Gallois se sont accrochés avoir parfaitement négocié un surnombre joliment conclu par Scott Williams (11-12, 40e). Alors, Ioane raffûtait Evans, mobilisait Owen Williams et Leigh Halfpenny et offrait ainsi l'essai sur un plateau à Anton Lienert-Brown, avec une passe à terre après contact (11-19, 58e).

La star des Blues interceptaoit ensuite une passe galloise au milieu de terrain pour aller marquer son premier essai de la tournée sans opposition (11-26, 62e). Le XV du Poireau s'accrochait un peu avec l'exclusion du capitaine néo-zélandais Sam Whitelock et l'essai en suivant de Gareth Davies (18-26, 70e).  Mais Ioane, élu sans surprise homme du match, mettait fin au suspense en s'engouffrant dans le rideau défensif adverse sans rencontrer de résistance pour son doublé (18-33, 74e).

L'Irlande prend sa revanche sur l'Argentine

Toujours dans le cadre de ces tests, l'Irlande qui avait dernièrement dominé l'Afrique du Sud,  a confirmé son rang sur la scène mondiale, en s'imposant contre l'Argentine (28-19) à Dublin.  La dernière confrontation entre les deux équipes avait vu les Pumas éliminer sèchement les Irlandais en quarts de finale de la dernière Coupe du monde, le 18 octobre 2015 à Cardiff (43-20). Mais cette fois, les Argentins n'ont pas fait le poids.  Malgré une paire de centres inexpérimentée, avec Aki et Farrell ne comptant qu'une sélection chacun, le XV du Trèfle poursuivait sur la lancée de ses victoires contre l'Afrique du Sud (38-3) et les Fidji (23-20).

Dans un froid polaire, après deux pénalités de Sexton, Stockdale perçait plein champ, profitant du bon travail de Farrell et Sexton, pour aller inscrire le premier essai (21e). L'Argentine ne parvenait pas à exploiter dix bonnes minutes avant la pause (13-0, 40e) et regrettait rapidement ce manque de réalisme quand Stockdale perçait une nouvelle fois sa ligne de défense en tout début de seconde période pour s'offrir un doublé (20-0, 42e). L'Argentine réagissait enfin sur une passe au pied de Sanchez bien exploitée par Tuculet, qui partait à la limite du hors-jeu pour aller aplatir (20-7, 55e). L'arbitre français Mathieu Raynal avait recours à l'arbitrage vidéo pour revoir l'action avant d'accorder l'essai. Cependant, Stander, en force (63e), redonnait à l'Irlande une marge de manoeuvre qui allait s'avérer précieuse en fin de rencontre. En effet, les Argentins poussaient et réduisaient le score sur deux essais dans les dix dernières minutes, oeuvres de Leguizamon (71e) et Moyano (28-19, 80e).

Christian Grégoire