Laurent Travers
Laurent Travers, l'un des deux entraîneurs du Castres Olympique avec Laurent Labit | Michel Clementz

Laurent Travers veut installer Castres sur la carte de l'Europe

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Le Castres Olympique se déplace ce soir à Belfast pour y défier le finaliste de l'édition 2012 de la H Cup, la province irlandaise de l'Ulster, toujours redoutable à domicile. Les Tarnais visent l'exploit, selon leur entraîneur Laurent Travers qui pense avoir l'effectif pour jouer cette saison la qualification en quarts de finale.

Les Nord-Irlandais de l'Ulster sont également leaders de la Ligue celtique, confirmant leur solidité de l'an dernier où ils avaient atteint la finale continentale. Les Ecossais de Glasgow ont eux aussi entamé fort la Ligue celtique (3e). Et Castres retrouve également Northampton qu'il avait dans sa poule l'an dernier (une victoire chacun). Les Anglais, champions d'Europe 2000 et finalistes 2011, ont connu une campagne terne l'an dernier. Ils ont attaqué la saison tambour battant et occupent la tête du Championnat d'Angleterre malgré leur première défaite le week-end dernier. Laurent Travers, le coach des avants du CO, nous a livré ses sentiments sur la difficulté de la tâche qui attend ses joueurs, et sur l'évolution de la H Cup.

Gestion de l'effectif

"C'est sûr que c'est plus compliqué de gérer l'effectif quand on a un groupe plus important, comme c'est le cas cette année. Mais ça va, c'est quand même plus intéressant d'avoir de vrais choix à faire. Ce n'est pas la peine de se battre pour être en H Cup si vous ne voulez pas jouer la compétition à fond. On a le championnat, on sait que c'est très important. Derrière il y a la Coupe d'Europe mais on le sait dès le départ. A nous de faire ce qu'il faut pour faire tourner les joueurs, en faire reposer certains. On a un groupe moins étoffé que l'an passé mais on a essayé d'avoir un groupe de qualité, homogène. On espère que les joueurs vont pouvoir répondre présents et nous montrer que le club a bien fait d'aller dans cette voie-là".

Capacité d'adaptation

"Après, c'est une compétition très compliquée, très difficile, qui demande beaucoup d'investissements, d'engagements, un peu comme le Top 14. On va tenter de développer du jeu mais on va surtout s'adapter aux conditions climatiques. On débute vendredi en Irlande et je ne suis pas sûr que la météo soit favorable à un jeu déployé. C'est là qu'on verra la capacité de certains joueurs à changer de fonctionnement. Ce qui est important, c'est de gagner. Ensuite, c'est plus facile de mettre des choses en place".

La concurrence

"Northampton a perdu Ben Foden sur blessure. Chris Ashton est parti aux Saracens. Ce qu'il y a de sûr, c'est que ça serait bien qu'ils en perdent d'autres. Quand on regarde les compositions d'équipes ou leurs performances actuelles, on s'aperçoit que c'est une formation qui tourne bien, qui fonctionne bien. Elle le prouve depuis plusieurs années. Il ne faut pas oublier qu'ils étaient finalistes il y a deux ans. Et après leur première mi-temps de la finale, personne n'aurait mis un sou sur le Leinster. C'est une équipe performante, assez homogène. Mais entre l'Ulster, Northampton et Glasgow, on s'attend à être dans la poule de la mort".

Changement de formule

" Faut-il réformer la Coupe d'Europe ? C'est toujours compliqué parce qu'on place la H Cup au milieu d'une autre compétition avec trois séries de deux matches. Après, on repart sur le Top 14. Est-ce qu'il ne serait pas mieux de procéder par blocks. Après je laisse les instances se mettre d'accord. Nous on est sur le terrain et on va se consacrer à bien préparer nos joueurs. Je laisse les dirigeants mettre tout ça en place de façon à ce que ça rapporte plus au rugby. Les Blocks, ça permet de mieux suivre la compétition pour les supporters. Pour les partenaires aussi et on est obligé d'en tenir compte si l'on veut que le rugby évolue. Si on doit franchir un cap, autant que ça soit dans le bon sens".