Laporte, soupçonné de favoritisme, "affronte ce combat déterminé"

Laporte, soupçonné de favoritisme, "affronte ce combat déterminé"

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Soupçonné de favoritisme envers le club de Montpellier, le président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, a déclaré affronter "ce combat déterminé", samedi, lors d'un discours aux clubs amateurs en introduction de l'assemblée générale extraordinaire de la FFR à Avignon.

"Ca cogne dur, les coups bas tombent, sans retenue, sans discernement. Mais j'affronte ce combat déterminé" a déclaré Laporte, très applaudi à la fin de sa prise de parole. Le président de la Fédération a, selon L'Equipe et le JDD, demandé au président de la commission d'appel fédérale de diminuer fin juin les sanctions prises en première instance par la commission de discipline de la Ligue envers le club de Montpellier.

Ce club est dirigé par Mohed Altrad, dont le groupe est devenu en mars le premier partenaire maillot du XV de France et avec qui Laporte a signé, après son élection à la tête de la FFR le 3 décembre, un contrat d'image pour un montant de 150.000 euros. Face à la polémique, il y a depuis renoncé Laporte, offensif, a également souhaité "rappeler à tous ceux qui s'improvisen procureur général sur la place publique qu'une inspection (était) en cours", confiée par la ministre des Sports, Laura Flessel, à l'Inspection générale jeunesse et sports.

"Un travail de destruction"

"Il suffit simplement d'attendre ses conclusions pour connaître la vérité. Je les attends plus grande sérénité", a-t-il souligné. L'ancien sélectionneur du XV de France (2000-2007) et secrétaire d'Etat aux Sports (2007-2009) a également dénoncé "un travail de destruction comme rarement le monde du sport en a connu" qui "prend le risque de priver" la France de l'organisation de la Coupe du monde 2023 de rugby. La délégation française, dont Laporte, passe son grand oral lundi à Londres devant World Rugby, la Fédération internationale, qui annoncera le nom du pays organisateur le 15 novembre, entre la France, l'Irlande et l'Afrique du Sud.

"Si ma tête ne revient pas à une certaine élite journalistique parisienne, cela ne me dérange pas. Si certains nourrissent une amertume pour leur dernière défaite aux élections et pensent qu'on peut gagner le pouvoir de cette façon, ils se trompent", a-t-il aussi lancé, en référence aux fidèles de Pierre Camou, qu'il a battu le 3 décembre.

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