Bernard Laporte, le nouveau président de la FFR
Bernard Laporte, le nouveau président de la FFR | AFP - FRANCK FIFE

Laporte impose ses vues à la Ligue

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Le nouveau président de la Fédération française de rugby a fait valoir ses positions à la ligue nationale lors d'une réunion qualifiée pudiquement de "discussions constructives" vendredi entre les deux parties. La Ligue a notamment accepté de décalé à 17h l'affiche du dimanche de Top 14, afin de sanctuariser le dimanche après-midi pour les clubs qui jouent amateurs qui se plaignaient de la concurrence télévisée des professionnels.

Élus par le monde amateur, Bernard Laporte et son vice-président Serge Simon ont donc entendu sur ce sujet les clubs amateurs. De plus, la Ligue a fait la "proposition", selon Simon, d'équiper les 1.895 clubs de français d'écrans de télévision et d'abonnements à Canal+ afin "de regarder dans le club-house du club amateur le match du Top 14".

Cette nouvelle programmation conclut la première séquence de la présidence Bernard Laporte qui, depuis son élection le 3 décembre en remplacement de Pierre Camou, s'est montré peu enclin à la diplomatie. "Il n'y a qu'un patron dans le rugby français, c'est le président de la Fédération", a-t-il résumé dans un entretien à Midi Olympique lundi. Un message on ne peut plus clair à l'intention de Paul Goze, le président de la Ligue nationale de rugby (LNR); une institution qui, selon Laporte, n'existe que par une délégation du ministère des Sports qu'il peut à tout moment révoquer.

Après cette première phase un nouveau chantier débute pour Laporte jusqu'aux assemblées générales de la FFR et la LNR: la renégociation de la convention entre les deux institutions, qui régit notamment la mise à disposition des joueurs du XV de France et leur possible passage sous contrat avec la Fédération. Avec en filigrane une question: Jusqu'où ira la LNR, dont le président Paul Goze avait déclaré le 13 décembre qu'il n'y avait "pas de raison de modifier la convention" ?

"On a abordé ce point et d'autres", a indiqué Serge Simon, citant également le nombre d'étrangers évoluant en Top 14, un point de clivage potentiellement explosif avec les clubs dont l'image et les résultats dépendent en partie du recrutement de vedettes étrangères. Les sujets de tension ne manquent pas et les semaines à venir risquent d'être compliquées pour parvenir à des positions de compromis.  

Christian Grégoire