Laurent Labit
Laurent Labit | PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI

Labit : "On savait que ce serait compliqué"

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Sans grande ambition en Coupe d'Europe, l'entraîneur des trois-quarts de Castres Laurent Labit estime que son équipe doit "se servir" des matches européens, comme celui contre Northampton vendredi (21h00), pour réussir en Top 14 qui reste son objectif prioritaire.

Q: La déception de la sévère défaite en Ulster (41-17) est-elle définitivement passée ?
R: "On est déçu même si le score est sévère par rapport au contenu. On a été sous pression et dominé par cette équipe de l'Ulster, une grosse cylindrée dans son jardin de Ravenhill où il est très compliqué de faire un résultat, d'autant qu'ils voulaient se racheter de leur dernière image en finale de la Coupe d'Europe (défaite contre le Leinster, ndlr). On savait qu'on allait souffrir. Ce match nous a cependant permis de voir ce qui nous séparait encore des grosses équipes européennes. Ce sont des éléments qui doivent nous servir à travailler essentiellement pour le Championnat, qui reste l'objectif de la saison pour le club. Il faut être réaliste, Castres aujourd'hui ne peut pas viser le titre de champion d'Europe (sourires)."

Q: Les performances de Northampton et de l'Ulster, vainqueurs avec bonus, compromet-il vos chances de qualification ?
R: "Même si ces deux équipes n'avaient gagné qu'avec quatre points, les chances de qualification étaient déjà bien entamées quand on a vu le tirage au sort de la poule. On aimerait aussi avoir des équipes italiennes. Quand on a vu Ulster, finaliste, Northampton, finaliste il y a deux ans, sans oublier Glasgow, qui a failli réaliser un exploit à Northampton (défaite 24-15 dimanche dernier), on savait que ce serait très compliqué. Cette compétition doit nous servir à emmagasiner de l'expérience pour hausser notre niveau. Bien sûr qu'on veut gagner, notamment chez nous, mais on sait qui on a en face de nous. Si on arrive à tirer des leçons de ces matches difficiles, on arrivera à rapporter des points à l'extérieur en Championnat."

Q: L'exemple de Glasgow, qui a tenu tête à Northampton, est-il celui à suivre ?
R: "Oui, c'est sûr. Northampton est l'adversaire qu'on connaît le mieux puisque cela fait trois ans qu'on les rencontre. On est toujours autant impressionné par cette équipe dont les principes de jeu et les lancements n'ont pas beaucoup changé. Ce qu'ils font, ils le font très bien. Il est certain qu'on va s'inspirer sur ce qu'a fait Glasgow, notamment en début de match, mais il faut, contre ce genre d'équipe, tenir le cap pendant 80 minutes. Et c'est là que ça devient compliqué."