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Le All Black Richard Kahui transperce le rideau défensif gallois | AFP - Brendon O'Hagan

La Nouvelle-Zélande, terre d'enterrements

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Après le (68-28) contre l'Irlande, (42-9) contre le Pays de Galles, la Nouvelle-Zélande a de nouveau dominé les Gallois (29-10) en test-match. A un an de la Coupe du monde à domicile, les All Blacks demeurent avec seulement 8 défaites concédées sur leur sol depuis 1995. Dans les autres test-matchs, l'Australie a dominé l'Irlande (22-15) tandis que et l'Afrique du Sud a sévèrement corrigé l'Italie (55-11).

Les corrections ont laissé place à une froide maitrise. Après avoir infligé des humiliations aux Irlandais (68-28) et aux Gallois (42-9), les All Blacks ont cette fois sobrement conquis un troisième succès consécutif lors du deuxième test contre le Pays de Galles (22-3). Sans la brillance aperçue précédemment (certainement due aux nombreux changements), ils ont gagné sans trembler. A Hamilton, c'est le pied de Daniel Carter, présent malgré les doutes suite à une blessure au mollet, qui a corrigé une formation trop indisciplinée et surtout condamnée à se heurter à un mur noir. Le début de la rencontre était pourtant à l'avantage des Européens, dynamiques et ouvrant le score d'entrée sur une pénalité de Halfpenny (1ère, 3-0). Mais l'ouvreur adverse égalisait (3-3, 15e), avant que l'ailier Cory Jane n'inscrive le premier essai du match, venant conclure un long mouvement de son équipe (10-3, 25e). En fin de première période, le XV à la Fougère accumulait les obstacles en ratant une pénalité par Biggar (31e) puis en héritant d'un carton jaune, pour l'arrière Lee Byrne, synonyme de sortie pendant dix minutes et de pénalité (13-3, 41e). Après la pause, les Gallois ne parvenaient pas plus à se montrer dangereux, et l'ancien Perpignanais ajoutait trois autres pénalités pour finir avec 17 points au compteur, comme contre l'Irlande mais dix unités de moins que lors du premier match entre les deux équipes (27). Pour un échange d'amabilités physiques, le gallois Gavin Thomas et le Noé-Zélandais Sam Whitelock étaient invités à finir le match sur le banc après un carton jaune (71e). Dans un élan de fierté, les hommes de Warren Gatland finissaient le match en boulet de canon, échouant par trois fois sur la ligne néo-zélandaise avant que Roberts ne parvienne à passer derrière pour réduire l'écart (22-10, 77e). Vexés, les Blacks se vengeaient avec Cruder, qui tapait à suivre et voyait Byrne trompé par le rebond, pour aplatir sans problème un nouvel essai (29-10, 80e).

Les Wallabies se relèvent

Les Australiens devaient réagir. Défaits par les Anglais à domicile (21-22), ils ne pouvaient se permettre de concéder une nouvelle défaite lors de la venue du XV du Trèfle. Même si celui-ci devait tenter de retrouver des couleurs après l'humiliation néo-zélandaise (68-28) et la défaite contre les Maoris néo-zélandais (31-28).  N'étant jamais sortis vainqueur de la terre australienne depuis 1979, les coéquipiers de Brian O'Driscoll ont malheureusement pas fait mentir les statistiques. Deux pénalités de Sexton (2e, 9e) les avaient placé devant (6-0). Mais une pénalité de Cooper (12e) puis un essai du demi de mêlée Brugess (17e) replaçait très provisoirement l'Australie devant (8-6, 17e). Sexton et Cooper se répondaient au pied jusqu'à ce que l'ouvreur des Wallabies n'aille à l'essai juste avant la pause (16-15, 39e). Matt Giteau prenait le relais au pied en deuxième période, pour deux pénalités et une victoire en forme de rédemption pour les Australiens (22-15).

Enfin, l'Afrique du Sud, impériale face aux Français (42-17) il y a deux semaines, s'était montrée beaucoup plus poussive sept jours plus tard face aux Italiens qui ont accroché les champions du monde en titre (29-13). Piqués au vif, et parfois même chahutés en mêlée, leur traditionnel point fort ! à cette occasion, les Springboks ont pris une terrible revanche en pulvérisant les Transalpins (55-11). Sans pitié, les Springboks ont passé sept fois le ballon dans l'en-but adverse et envoient un message fort avant l'ouverture du Tri-Nations.