Pierre Camou, le président de la FFR
Pierre Camou, son président, a été chargé de défendre les intérêts et l'image de la FFR | AFP - FRANCK FIFE

La FFR se constitue partie civile

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La Fédération française de rugby a décidé de se constituer partie civile après l'ouverture d'une information judiciaire pour des faits d'extorsion de fonds et de blanchiment d'argent par le parquet de Marseille dans un volet de l'enquête portant sur la revente de billets par la Fédération sur des matches de l'équipe de France.

Selon les premières informations qui avaient été révélées sur ce dossier, le patron de la société Passion Events se procurait des billets pour les matches des Bleus au Stade de France lors du tournoi des 6 Nations, qu'il payait en liquide par l'entremise d'une "figure du milieu du rugby bayonnais" directement à la billetterie de la FFR . Il les revendait avec une marge confortable sur des sites internet spécialisés,

La FFR a précisé avoir engagé en 2008 une procédure judiciaire contre cette  société qui n'a, selon elle, jamais été une agence agréée, et avoir obtenu sa  condamnation "par jugement du tribunal de Paris du 11 mars 2010".  De sources concordantes, la société a été condamnée à payer 20.000 euros de  dommages et intérêts. Mais Passion Events et M. Arbib "ont poursuivi leurs agissements sous  couvert d'autres sociétés et dénominations commerciales, dont Passion Events,  amenant la FFR à engager deux nouvelles procédures en 2011 et en 2013, qui sont  toujours en cours."

La FFR qui a été mise en cause indirectement, sur ces circuits de blanchiment supposé, a donc décidé de réagir puisqu'elle a été citée dans ce dossier. "Afin de préserver et de défendre les intérêts de la FFR et du rugby  français, le Bureau Fédéral, réuni ce jeudi 16 janvier, a donné mandat au  président Pierre Camou, pour se constituer partie civile dans le cadre de cette affaire", a indiqué la FFR.   

Christian Grégoire