Hines : "Un peu spécial pour moi"

Hines : "Un peu spécial pour moi"

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Passé par la province irlandaise du Leinster, le deuxième ligne de Clermont Nathan Hines retrouvera quelques-uns de ses anciens coéquipiers lors de la demi-finale de H-Cup entre les deux équipes, dimanche à Bordeaux. Hines, qui suit encore les performances de son ancien club, a prévenu ses camarades : les champions d'Europe "sont encore plus forts que la saison dernière". Pas de quoi rassurer...

Vous allez affronter vos anciens coéquipiers en demi-finale, c'est un match un peu particulier pour vous ?
NATHAN HINES : "C'est vrai que c'est un peu spécial pour moi, mais j'en ai déjà croisé quelques-uns lors des matches internationaux, ça reste un match de rugby. Je sais qu'ils seront prêts. La Coupe d'Europe, c'est leur grand objectif de la saison."

Avez-vous échangé avec eux avant la rencontre ?
N.H : "Oui j'ai eu quelques textos notamment de 'Jono' Gibbs (l'entraîneur des avants) et Isa Nacewa, j'ai eu Brian O'Driscoll sur Twitter... On s'est souhaité bonne chance, ce n'est pas méchant. J'ai aussi eu Leo Cullen au téléphone, mais on n'a pas parlé du match. Je lui ai simplement dit que sa femme, qui attend un enfant, doit avoir peur qu'il ait la même tête que lui ! On a juste plaisanté, c'est tout."

Vous connaissez parfaitement le jeu du Leinster. Avez-vous donné quelques conseils à vos partenaires ?
N.H : "On sait que ce sera la guerre dans les regroupements. Je leur ai dit qu'il y a beaucoup d'expérience en face, ils en ont peut-être un peu plus que nous à ce niveau de la compétition mais, on a aussi des joueurs qui ont l'habitude des grands rendez-vous comme la finale de la Coupe du monde, donc c'est assez équilibré quand même. Pour le reste, comme par exemple les annonces en touche, je ne me fais aucune illusion, ils ont tout changé pour que l'on ne puisse pas les anticiper. Et puis il y a aussi de nouveaux joueurs qui sont arrivés et qui vont leur apporter, comme Brad Thorn qui m'a remplacé. Je pense qu'ils sont encore plus forts que la saison dernière."

Jamais un joueur n'a gagné la Coupe d'Europe avec deux clubs différents, ce serait une grande première pour vous ?
N.H : "Je ne pense pas à ça, je me focalise d'abord sur ce match, j'y penserai après. Si je pense déjà à la finale ce n'est pas bon, je ne dois pas me disperser dans ces considérations. Tout ce que je remarque, c'est que j'ai joué dans trois des quatre clubs (Edimbourg, Leinster et Clermont) qui sont en demi-finale, c'est pas mal ça."

Comment faut-il faire pour battre le Leinster ?
N.H : "Comme toutes les équipes, si on les prive de ballons, si on est bon en conquête et qu'ils n'avancent pas, on pourra les contrer et peut-être l'emporter. On a bien vu qu'il y a un peu plus de pression et de nervosité cette semaine à l'entraînement, c'est normal. On fait un peu plus de vidéo, on passe plus de temps sur les détails, mais eux aussi j'imagine. Je pense qu'ils ont particulièrement travaillé le secteur de la mêlée, ils ont beaucoup progressé dans ce domaine."

Le fait de jouer à Bordeaux, devant vos supporters, c'est un avantage ?
N.H : "Oui certainement. Je crois que c'est un plus pour nous. On est en France, c'est plus facile pour nos supporters de venir au stade. Je suis très surpris de l'engouement suscité par cette rencontre. Lorsque je me promène dans la rue à Clermont, tous ceux que je croise me disent qu'ils seront à Bordeaux, ça m'étonne beaucoup, mais ça me plaît aussi ! C'est réconfortant pour nous de voir ce public qui veut partager ce moment avec nous et qui attend la victoire."

AFP