portrait Imanol Harinordoquy Biarritz Top14 08 2010
Imanol Harinordoquy (Biarritz) | AFP - Nicolas Tucat

Harinordoquy : "Un équilibre fragile"

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On ne s'enflamme pas au pays basque. Malgré un beau succès 12-11 à Bath, le Biarrot Imanol Harinordoquy garde les pieds sur terre et redoute le confort que peut procurer les victoires. "Je sens qu'on a encore besoin d'être en danger pour donner le meilleur, estime le 3e ligne. Je sens qu'on a encore besoin de grandir". En cas de succès dimanche face à l'Ulster, les quarts de la Coupe d'Europe seront en vue.

Q: Qu'évoque l'équipe de l'Ulster pour vous qui l'avez déjà rencontrée en Coupe d'Europe ?
R: "Je garde surtout le souvenir d'un match là-bas, dans des conditions climatiques catastrophiques où on avait réussi à gagner mais dans la douleur. C'est une équipe rigoureuse et très bien organisée, qui adapte son schéma de jeu offensif à la défense de l'adversaire. On les a vu évoluer à la vidéo de différentes manières, que ce soit contre les Ospreys ou Glasgow. C'est une équipe très solide à l'impact, qui plaque haut, qui subit rarement, et qui ne se consomme pas dans les rucks. Ils ont un premier rideau très efficace, une très bonne conquête, un très bon contre en touche, avec pas mal de Sud-africains adroits".

Q: Avec une nouvelle victoire, vous feriez un grand pas vers les quarts. Ce match est-il capital ?
R: "Le fait d'avoir gagné à Bath nous a très bien positionnés, ça nous permet d'avoir les cartes en main. Maintenant, notre objectif est de jouer un quart de finale et surtout de recevoir. Cela veut dire finir premier de la poule et donc gagner dimanche contre l'Ulster, un concurrent direct. Eux, ils n'ont pas cinquante objectifs, c'est la Coupe d'Europe. Ce sera donc déjà un match capital pour la suite".

Q: Depuis la défaite à domicile (13-3) face à Toulon, le tableau du BO s'est nettement éclairci.
R: "Ca reste un équilibre fragile. On est cependant dans une dynamique positive parce qu'on a accumulé beaucoup de victoires sur les derniers matches (cinq en six matches depuis le 5 septembre, nldr). On a parfois su revenir en étant mené à la mi-temps, comme à Bayonne, ou à Bath le week-end dernier. Cela montre nos valeurs morales. Maintenant, je sens aussi qu'on n'est pas encore une grande équipe. Le fait d'être dans un certain confort aujourd'hui avec ces victoires me fait un peu peur et je sens qu'on a encore besoin d'être en danger pour donner le meilleur. Je sens qu'on a encore besoin de grandir".