Biarritz Stade Français Harinordoquy charge 09 2010
Le Biarrot Harinordoquy à la charge face aux Parisiens | AFP - Pierre Andrieu

Harinordoquy: "Aller forcer le destin"

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"Il faut qu'on aille forcer le destin", a estimé ce mercredi le 3e ligne de Biarritz Imanol Harinordoquy, de retour de blessure vendredi contre Trévise pour la 4e journée de Coupe d'Europe qui doit permettre au BO de "se remettre la tête à l'endroit". "Il suffit de gagner un match", a confié le Basque, prêt à en découdre.

AFP: Q: Avec déjà deux défaites, Biarritz est-il toujours motivé par la Coupe d'Europe ?
IH: "Bien sûr ! On a absolument besoin de gagner ce match de vendredi pour se remettre la tête à l'endroit. Et il ne faut pas grand chose pour se la remettre à l'endroit. Il suffit de gagner un match. Il faut montrer le même état d'esprit que celui que l'on a pu afficher lors de la seconde mi-temps à Trévise. Ca veut dire s'engager, s'investir et faire les choses avec conviction, sans trop se poser de questions. Derrière, on a vu que notre système s'est mis en place et on a marqué des essais. Il faut défensivement être plus agressif, et moins laisser les Italiens entrer dans le match. Ce n'est certainement pas un match que l'on va lâcher."

Pourquoi le BO a-t-il du mal à réussir en match ce que vous réussissez plutôt bien à l'entraînement ?

IH: "C'est peut-être justement parce qu'à l'entraînement ça se passe bien qu'on se dit que tout va se faire tout seul en match. Au contraire, et c'est d'ailleurs la chose sur laquelle on a appuyé cette semaine, il faut digérer ce que l'on fait à l'entraînement et y repenser constamment. Il faut rester avec les +warnings+ allumés jusqu'au match et vraiment se préparer mentalement et individuellement toute la semaine. Même lorsque l'on n'est pas ensemble. Il faut penser à ces rencontres en ayant à l'esprit de donner le meilleur de soi même, surtout dans l'engagement".
Vous en êtes à dix défaites en quinze matches, on ne peut plus parler d'accident. Quel est votre problème ?
IH: "Le problème vient d'abord des joueurs sur le terrain, parce que dans les dix matches dont vous me parlez, il y en a pas mal que l'on perd de pas grand chose, comme samedi dernier à Trévise où on s'incline de 4 points (30-26). Et à dix minutes de la fin, on a une pénalité que l'on peut passer pour gagner. Il reste dix minutes, on fait du jeu, on peut encore ramener la victoire mais on ne la ramène pas. Il faut que l'on fasse la bascule dans nos têtes, qu'on aille vraiment forcer le destin."

AFP