Imanol Harinordoquy
Le 3e ligne Imanol Harinordoquy | AFP - FRANCK FIFE

Harinordoquy accable Lièvremont

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Imanol Harinordoquy est revenu sur la Coupe du monde et sur les rapports des joueurs avec le sélectionneur Marc Lièvremont, dans l'édition de lundi du Midi Olympique (Midol). Le troisième ligne basque a "chargé" le coach français, avouant notamment avoir l'avoir senti "perdu, dépassé". A la question "vous manquera-t-il ?", le Biarrot a répondu clairement: "Non, il ne me manquera pas".

Imanol Harinordoquy est réputé pour ses qualités de joueur mais aussi pour son âme de leader et son franc parler. Après un Mondial finalement réussi mais difficilement engagé, le numéro 8 du XV de France a tenu à s'exprimer sur le bilan tricolore, le sien, et sur les problèmes relationnels entre Marc Lièvremont et le groupe. "Il s'est permis de jeter des choses qui concernaient notre vie de groupe sur la place publique. L'histoire du bus, celle des sales gosses, me sont restées en travers de la gorge. Au sein du groupe, personne n'a d'ailleurs trouvé ça normal". Il revient sur l'origine de la cassure: "Après la défaite contre le Tonga. A partir de là, je n'ai plus attaché d'importance à ce que disait Marc", a confié Imanol Harinordoquy, validant la thèse d'une totale prise en main par les joueurs de leur destin, nonobstant le travail préparatoire du staff. "Cette aventure était la notre", a-t-il poursuivi. Ca devait être la belle histoire de trente mecs, il fallait qu'on s'affranchisse de lui".

"Il nous a trop souvent jeté la pierre"

Cela semblait tenir lieu d'évidence selon le taulier du BO: "Marc manquait de recul, d'expérience. Il s'est rapidement mis la presse à dos. Au final, cela nous retombait dessus. La pression autour de l'équipe en devenait étouffante". "Il nous a trop souvent jeté la pierre", n'hésite pas à dire Harinordoquy, remonté et dont la rancœur remonte au début de la compétition: "Je n'ai pas trouvé ça normal d'être mis à l'écart après le match contre le Japon. Je n'ai pas été bon sur ce match, je n'ai pas joué à mon niveau réel. Mais personne n'a été bon ce jour-là. Je n'ai plus vingt piges. Je suis un compétiteur. Je n'ai pas besoin de passer trois matches au frigo pour me remettre en question". Des propos d'une transparence totale. Reste maintenant à savoir si d'autres joueurs vont asséner le coup de grâce à Marc Lièvremont, et si le futur ex-sélectionneur national va réagir ou laisser dire.