Jonah Lomu
Jonah Lomu. | GREG WOOD / AFP

Gravement malade, Jonah Lomu se bat pour ses fils

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Des combats, l’ancienne star du rugby Jonah Lomu en a connu, tout au long de sa riche carrière sportive. Mais celui qu’il est en train d’affronter est peut-être le plus important de sa vie. Atteint d’un grave dysfonctionnement aux reins depuis 2004, l’ailier mythique des Blacks s’est confié au quotidien anglais le Daily Mail.

Sur le terrain, c’était une légende. Une terreur pour les adversaires, une idole pour les supporters. Aujourd’hui, Jonah Lomu se bat contre autre chose que quinze hommes prêts à tout pour l’arrêter. L’ancien rugbyman de 40 ans souffre d’un grave dysfonctionnement rénal. En 2004, il se fait greffer un rein, mais rejette cette greffe en 2011, ce qui manque de lui coûter la vie, en plein Mondial. Depuis, son quotidien est rythmé aux dialyses qu’il doit effectuer, trois fois par semaine, six heures durant. Il n’a pas encore la certitude de pouvoir voir grandir ses deux fils, Dhyreille et Brayley, 5 et 6 ans. C’est ce qu’il espère pourtant, comme il l’a révélé au Daily Mail, dans une poignante interview.

"Soit tu te couches et tu meurs, soit tu l'acceptes et tu continues"​

« Mon but est de tenir jusqu'aux 21 ans de mes fils. Il n'y a pas de garantie à ce que ça arrive, mais c'est mon objectif », confie-t-il au quotidien anglais, avant d’ajouter qu’il s’agit désormais d’une source de motivation, comme la chasse aux trophées l’était également pendant sa carrière : « Maintenant, quand je me lève le matin, au lieu de me dire "Qu'est ce que je vais faire aujourd'hui ?", je me dis "J'ai deux fils. Lève toi, bouge toi et essaye d'être le meilleur père que tu peux" ».

Jonah Lomu n’a rien perdu de cette rage de vaincre qui faisait sa principale force sur le terrain. « Cette maladie est un challenge, soit tu te couches et tu meurs, soit tu l'acceptes et tu continues », voilà ce que martèle l’ancien All Black. Sur le terrain, comme pendant ses séances de dialyse, le Néo-Zélandais, qui vit aujourd’hui en Angleterre, n’a jamais supporté la défaite : « Quand vous détestez perdre, vous trouvez une manière de gagner. Quand vous vous retrouvez acculé dans un coin, vous avez deux options: vous acceptez la défaite ou vous vous bougez. Je n'ai jamais pu accepter d'être deuxième derrière qui que ce soit ou quoi que ce soit. Y compris une maladie ». Mais comme au rugby, tous les moments ne sont pas faciles à vivre : « Parfois, ça vous démoralise. C'est difficile. Chaque patient de dialyse est différent, mais nous avons tous un point commun: nous n'avons pas d'autre choix. » Pour celui qui est considéré comme la première star internationale du rugby, le combat continue.