Les Pumas
Les Pumas lors du Four Nations | PATRICK HAMILTON / AFP

Gallois et Irlandais en test majeur

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Le premier week-end des tests entre nations du Nord et du Sud propose, en plus de France-Australie, deux gros chocs. Le premier oppose les Gallois aux Argentins, bien décidés à prouver tous leurs progrès enregistrés lors du premier Four Nations. Un énorme combat se prépare entre l'Irlande et l'Afrique du Sud. Jamais vaincu dans son histoire par l'Ecosse, la Nouvelle-Zélande ne devrait pas connaître de problèmes contre cet adversaire. Intéressant Italie-Tonga.

L'Argentine a-t-elle progressé ? Ce sera l'un des principaux enseignements à tirer des tests de novembre. Pour la première fois intégrée au Tri-Nations pour en faire le Four Nations, l'équipe sud-américaine a fait honneur à son nouveau statut de "grand du Sud" en décrochant un nul contre les Sud-Africains et en donnant du fil à retordre aux Australiens. Face aux Gallois, qu'ils n'ont battus qu'une fois au Pays de Galles (2001), les Pumas ont l'opportunité de frapper un grand coup. Et d'envoyer un signal très fort aux Français, avec qui ils ont rendez-vous le week-end suivant à Lille.

Un mois après s'être séparés à l'issue du Four Nations pour repartir dans leur club, les Argentins se retrouvent presque au complet (manque surtout le Toulousain Albacete). Le Parisien Felipe Contepomi, laissé de côté durant le Four Nations, fait son retour pour former la paire de centres avec Tiesi, également de retour pour la première fois depuis le Mondial-2011. Avec le trio de fond de terrain Camacho-Hernandez-Imhoff, les Pumas disposent d'une belle puissance de feu pour finir dans l'en-but. Mais les Gallois ne sont pas démunis en la matière (Halfpenny, Roberts, North, Cuthbert), et ont un objectif très important. Comme la France, les Diables Rouges peuvent viser la 4e place du classement IRB, synonyme de tête protection lors du tirage au sort du Mondial-2015 en tant que tête de série. Pour le moment, l'Angleterre est sur ce strapontin. Rob Howley, sélectionneur intérimaire pendant que Warren Gatland s'occupe des Lions, a décidé de se passer du Bayonnais Mike Phillips à la mêlée, lui préférant le joueur des Scarlets Knoyle pour former la charnière avec le performant Priestland. Le combat en 3e ligne entre Turnbull-Warburton-Faletau et Senatore-Leguizamon-Fernandez Lobbe promet d'être somptueux. La meilleure nation européenne face à l'équipe montante de l'hémisphère Sud, voilà ce qui est proposé à Cardiff.

L'Irlande très amoindrie

Le deuxième choc entre l'Irlande et l'Afrique du Sud pourrait se révéler à sens unique. Sortis penauds du Four Nations (2 victoires, 1 nul, 3 défaites), les Boks rendent visitent à des Irlandais très diminués. Rob Kearney, Brian O'Driscoll, Sean O'Brien, Paul O'Connell et Rory Best sont absents, ce qui pourrait coûter une deuxième défaite consécutive à domicile après celle en 2010 (23-21). Du coup, Heaslip sera le capitaine et Simon Zebo honorera sa deuxième sélection, au poste d'arrière. Il sera sans nul doute soumis à rude épreuve Entre ces deux nations qui axent beaucoup leur jeu sur le combat, un match n'est jamais facile, et l'écart est rarement grand au bout des 80 minutes. "Ils nous ont battus la dernière fois (23-21 à Dublin en 2010, NDLR). On n'aime pas perdre dans notre pré carré. Le stade sera plein samedi et ça va bouger. Nous voulons donner au peuple irlandais de quoi se réjouir", a prévenu Heaslip.

Dans les autres matches, la Nouvelle-Zélande ne devrait pas trembler contre l'Ecosse, qui ne l'a jamais battue dans l'Histoire. Auréolés de leur titre dans le Four Nations, les All Blacks ont beaucoup fait tourner pour ce match, mais Carter et McCaw, les deux leaders de l'équipe, seront bien sur le pré face à Richie Gray, longtemps douteux mais qui tiendra sa place en 2e ligne. Dans le match à trois pour la 4e place du classement IRB que se livrent Français, Gallois et Anglais, ces derniers reçoivent les Fidji à Twickenham dans un match préparatoire à la réception de l'Australie la semaine prochaine. "Le match contre les Fidji est le départ d'un énorme programme de quatre semaines qui va nous mettre à l'épreuve dans tous les secteurs", résume l'entraîneur Stuart Lancaster. "L'inexpérience n'est ni un souci, ni un risque. ous avons réalisé de bonnes performances durant le Tournoi des six nations et notre expérience grandira à chaque match."

L'Italie ambitieuse

Jacques Brunel, le sélectionneur de l'Italie, attend avec impatience le début de ces matches. Samedi, la Squadra reçoit les Tonga dans une confrontation ouverte: "Nous devons bien finir la saison parce que nous avons toutes les qualités pour que les Italiens soient fiers de leur équipe nationale", a déclaré le technicien français. Avant d'affronter coup sur coup la Nouvelle-Zélande puis l'Australie, les Transalpins se passeront de Castrogiovanni pour ce premier match, ce qui a laissé planer le doute de l'implication des joueurs pour cette première rencontre: "Nous nous sommes entraînés avec la meilleure équipe possible et nous ne pensons pas aux deux matches qui arrivent", a assuré Brunel. "Nous avons vraiment progressé, estime Brunel, et nous avons l'ambition d'aller encore plus haut, de nous imposer à l'adversaire. On parle beaucoup du match contre les All Blacks (le 17 novembre à Rome), mais d'abord il y a les Tonga, il sera très important parce qu'il va donner le rythme, l'image de ce que nous voulons montrer pendant ce mois. Nous ne faisons pas de promesses, sinon celle de l'engagement: nous donnerons tout".