Toulouse - Bayonne
Gillian Galan charge soutenu par Jauzion, Steenkamp et Millo-Chluski | AFP - REMY GABALDA

Toulouse rêve de briller à Wembley

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Avec déjà cinq points au compteur, le Stade Toulousain se rend sereinement à Wembley, où il va affronter les Saracens ce soir, pour le choc de la deuxième journée de la Coupe d’Europe (poule 3).

Forts de leur large succès sur les modestes Zèbres italiens de Parme (38-5), les  quadruples champions d'Europe (1996, 2003, 2005, 2010) se préparent cette fois à un véritable test grandeur nature. Thierry Dusautoir sera bel et bien rétabli pour ce choc, de même que le Sud Africain Gurthrö Steenkamp et l’Argentin Patricio Albacete, seront de retour du Four Nations.

"Physiquement et mentalement, je vais bien, explique Dusautoir. Je suis très heureux d'avoir participé à la victoire de notre équipe contre les Zèbres. J'espère que je continuerai dans cette dynamique-là avec l'équipe en Angleterre". Le meilleur joueur du monde 2011 laissera toutefois le brassard de capitaine à Florian Fritz, afin "qu’il se concentre sur sa propre partie", a précisé le manager Guy Novès.

Dusautoir présent, mais sans brassard

Car il faudra être à plus de 100% de ses moyens pour affronter une équipe qui reste invaincue face à Toulouse. En deux confrontations lors de la phase de poules de l'édition 2000-2001, les Saracens s’étaient en effet imposés à deux reprises. Plus inquiétant encore, les Toulousains n’ont encore pas gagné à l'extérieur cette saison, et le faire dans "un écrin, un stade mythique" comme Wembley, serait une véritable performance.

"Les Saracens  sont l'ogre de cette poule, souligne Thierry Dusautoir. C'est un adversaire qu'on est largement capable de battre mais il nous faudra jouer  notre meilleur rugby ce jour-là. C'est le genre de défi stimulant et qui ajoute à la magie de la Coupe d'Europe", qui se rappelle sans doute d’un succès en Angleterre sur les Harlequins (20-11, en décembre 2011).

Pour Guy Novès, il s’agit d’un beau défi à relever pour son équipe. "C'est un match de très haut niveau, chaque joueur est international anglais ou sud-africain. Il n'y a pas la place à un ballon lâché.  Il faut se mettre dans une dimension de très, très haut niveau, que les joueurs  internationaux se mettent au niveau international, il n'y a pas le choix. Je  pense qu'en termes d'intensité et de niveau, ce match se rapprochera du premier  test-match de l'équipe de France au mois de novembre. Donc si les  internationaux ont envie de montrer leur niveau, c'est maintenant", a-t-il averti. Mais il sait aussi qu’après cette rencontre, ses hommes devront aussitôt se projeter vers le match face à Toulon, le 26 octobre en Top 14, "la priorité" selon lui.

Romain Bonte