Perpignan Gloucester Hook
. | AFP - Adrian Dennis

Perpignan passe tout près à Gloucester

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Perpignan s'est incliné, samedi, 27-22 sur le terrain des Anglais de Gloucester, lors de la première journée de la Coupe d'Europe. Les Catalans ont pourtant mené les débats la quasi totalité du match avant de craquer dans les cinq dernières minutes de la rencontre. Perpignan n'a donc toujours pas gagné un match de son histoire sur le territoire anglais...

En quête, donc, du premier succès de son histoire outre-Manche (après douze défaites), Perpignan les avait mis sous pression d'entrée en inscrivant son unique essai dès la 1re minute après une remise instantanée de Mjekevu pour Hook, suite à une passe au pied de Camille Lopez. En faisant déjouer des "Cherry and White" pris à la gorge, les visiteurs ont même mené 13-6 mais contre un Billy Twelvetrees également dans un bon jour, ils n'ont jamais pu se détacher complètement.

De retour des vestiaires, quelques faits de jeu malheureux, comme le carton jaune de Nicolas Durand (42) et surtout la blessure à une cheville de son ouvreur Camille Lopez (52) qui avait jusque-là bien distribué le jeu, aidaient grandement l'équipe de Nigel Davies. Déstabilises par la sortie de son N.9, l'Usap faisait en effet preuve de naïveté sur la mêlée suivante et Cowan, cette fois-ci, finissait du bon côté de l'en-but (45).

Six minutes de trop

Grâce à la botte de son arrière, Perpignan restait toutefois dans le match (22-16) et continuait de penser qu'il pouvait jouer un mauvais tour à la pire défense du championnat anglais. Mais Alasdair Strokoch, ancien de Gloucester, laissaient échapper à cinq mètres un ballon chaud (52). Les Catalans, arc-boutés dans leur camp, allaient finir par payer leur débauche d'énergie. Après un premier essai annulé pour un en-avant  de Mike Tindall, l'ailier Jonny May s'obstinait avec succès, pour la 4e fois déjà cette saison (74).  Mafi ayant écopé au passage d'un carton rouge pour un plaquage dangereux  (75), Perpignan, frustré, n'avait alors plus d'autre choix que d'accepter une défaite aussi encourageante que cruelle.

Gilles Gaillard