Marcelo Bosch
Marcelo Bosch | AFP

Marcelo Bosch: "Je suis très respectueux du Racing"

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Le centre argentin des Saracens Marcelo Bosch, se dit à la fois confiant et prudent avant de rencontrer le Racing-Métro en quart de finale de Coupe d'Europe, ce dimanche. "On se rapproche de plus en plus" du titre continental, a par ailleurs déclaré à l'AFP l'ancien joueur de Biarritz. "Chaque jour, je profite de cette nouvelle expérience", se réjouit celui qui est arrivé à Londres en octobre 2013, et qui dit avoir "été positivement surpris par la qualité humaine qui règne aussi ici."

Quelles images gardez-vous de la France après vos sept ans à Biarritz?
Marcelo Bosch: "Déjà, j'ai gardé la maison que j'avais achetée et je suis en contact  avec les gens qui m'aident à la tenir. J'ai aussi encore des amis dans  l'équipe. J'ai grandi à Biarritz. C'est une bonne équipe, des bons souvenirs  pour moi."
   
En dehors de l'herbe bien verte, l'Angleterre et le pays Basque se  ressemblent-ils?
MB: "Pas trop. Il n'y a pas la mer, la montagne, Saint-Sébastien et les tapas à côté. Mais j'en profite différemment. Ici, j'habite au nord de Londres.  Ce n'est pas la campagne, mais c'est tranquille. Je garde ce côté-là. Je suis à  30 minutes de train de Londres. Il y a aussi beaucoup de choses à faire là-bas.  Chaque jour, je profite de cette nouvelle expérience. Je suis parti pour  connaître un nouveau challenge, découvrir une autre culture, une autre langue."
   
En passant de la campagne française à la capitale londonienne, avez-vous  été sportivement dépaysé?
MB: "Je me suis rapidement fait au club. Les gens sont ouverts et il y a pas  mal d'étrangers. Evidemment il y a une atmosphère, des installations et une  culture très professionnelles, mais j'ai été positivement surpris par la  qualité humaine qui règne aussi ici."
   
Demi-finalistes en 2013, finalistes en 2014, les Saracens tournent  autour de la Coupe d'Europe depuis quelques saisons. Cela peut-il être enfin  votre année?
MB: "Je pense que oui, mais je suis très respectueux du Racing. On avance  match après match. Maintenant, il ne reste que des gros matches. On était dans  une poule très relevée (avec Clermont, le Munster et Sale, NDLR) et se  qualifier comme meilleur deuxième, c'était pas mal du tout. On est dans le  dernier carré depuis deux-trois ans, on se rapproche de plus en plus. Comme en  championnat. Il y a beaucoup d'envie au club pour ramener quelque chose et ça  c'est très motivant."
   
Comment l'équipe gère-t-elle les absences d'Owen Farrell à l'ouverture  et de Brad Barritt au centre?
MB: "On les ressent car ce sont des titulaires en puissance mais l'avantage  dans cette équipe, c'est qu'il y a deux-trois joueurs de qualité à chaque poste  (...) Cela permet d'alterner sans changer la stratégie. Ils vont mieux. Pour  Barritt, je pense que c'est trop court (pour samedi, NDLR) mais il sera  peut-être remplaçant. Quant à Farrell, on compte sur lui fin avril. Il fait une  bonne rééducation, ce sera bon dans deux-trois semaines. Moi, je me suis  parfois entraîné comme N.10 mais je reste un centre. Les coaches savent qu'ils  peuvent compter sur moi."

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